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L'UNAF est l'institution nationale chargée de promouvoir, défendre et représenter les intérêts de toutes les familles vivant sur le territoire français, quelles que soient leurs croyances ou leur appartenance politique. Elle anime le réseau des 100 Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF) et des 22 Unions Régionales des Associations Familiales (URAF), et les appuie dans leurs missions institutionnelles et de services aux familles.
Mis à jour : il y a 1 heure 52 min

Dites non au démarchage téléphonique ! les associations de consommateurs lancent une pétition

lun, 01/20/2020 - 11:09
Alors que l'Assemblée nationale va prochainement discuter, en deuxième lecture, d'une proposition de loi sur le démarchage téléphonique, l'ADEIC, l'AFOC, l'ALLDC, la CSF, le CNAFAL, la CLCV, Familles rurales, l'UFC-Que Choisir et l'Unaf, tirant les conséquences de l'exaspération des consommateurs et des litiges issus des appels commerciaux non désirés, s'unissent et lancent une pétition « démarchage téléphonique : interdisons le fléau ».

La recrudescence du démarchage téléphonique, dénoncée par les associations et les autorités (Médiateur National de l'Energie, Autorité de contrôle prudentiel) exige une action ferme des pouvoirs publics pour couper court aux pratiques toxiques. Pourtant, en l'état, le texte souffre cruellement d'ambition et risque même d'aggraver la situation, d'où notre appel à la mobilisation des consommateurs, premières victimes d'un véritable harcèlement commercial.

Démarchage téléphonique : une importante source d'agacement et de litiges

Les sondages soulignent que l'exaspération des Français est à son comble en matière de démarchage téléphonique (92 % le jugent agaçant mais aussi trop fréquent [1]). Mais au-delà de l'atteinte à la tranquillité des personnes, l'enjeu est également financier dès lors qu'il existe une liaison dangereuse entre démarchage téléphonique et litiges de consommation. En effet, les secteurs qui recourent le plus au démarchage sont ceux qui concentrent les litiges de consommation avec des montants qui peuvent être très significatifs (travaux de la maison, rénovation énergétique, fourniture d'énergie, assurances). Les rapports du Médiateur de l'énergie et l'Autorité des Marchés Financiers, et le récent avis du Comité Consultatif du Secteur Financier, sur les litiges liés aux appels commerciaux plaident pour un strict encadrement. Par ailleurs, le consommateur n'a pas à être la cible de propositions commerciales qu'il n'a pas lui-même sollicitées.

Proposition de loi en l'état : un remède pire que le mal

Non seulement, en l'état, le texte cautionne la logique du droit d'opposition (opt-out) de Bloctel, dont l'inefficacité est notoirement constatée par les consommateurs, mais en outre, il élargit les possibilités de dérogation à l'interdiction du démarchage téléphonique pour les personnes inscrites sur Bloctel. En effet, toutes les entreprises avec lesquelles le consommateur inscrit à Bloctel a ou a eu une relation contractuelle pourraient le démarcher : « contrat un jour, démarché toujours » !
Alors que le Royaume Uni, après d'autres Etats européens, a basculé vers un système d'opt-in (le consommateur doit donner son accord exprès avant d'être démarché), la France ne doit pas être le mauvais élève européen de la protection des consommateurs.

Face au fléau que constituent les appels commerciaux non désirés, la pétition lancée aujourd'hui par les associations appellent les parlementaires à interdire purement et simplement cette pratique.

Contacts presse :

[1] Sondage opinionway réalisé entre le 13 et le 15 juin 2018 auprès de 1020 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus ; échantillon constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d'âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d'agglomération et de région de résidence.

Aidants : quelles responsabilités des entreprises ?

jeu, 01/16/2020 - 17:11
Quatre millions de salariés sont aidants familiaux : quels sont les enjeux pour les entreprises ? Interview croisée d'Hélène Valade, Présidente de l'Orse, et de Guillemette Leneveu, Directrice générale de l'Unaf.

Propos recueillis par la rédaction

A quelles difficultés se retrouvent confrontés les aidants salariés ?

Guillemette Leneveu : Chacun peut être un jour confronté à la perte d'autonomie d'un membre de sa famille, qu'elle soit liée à l'âge ou non. Les configurations familiales et les situations vécues par les salariés concernés peuvent être très diverses. Aussi, les contraintes induites par le rôle d'aidant vont peser différemment : fatigue, charge mentale, contraintes de temps, financières, psychologiques, matérielles… Cette charge est difficile à évaluer, et les aidants eux-mêmes ont souvent du mal à discerner parmi leurs interventions quotidiennes, celles qui sont liées à leur rôle. D'ailleurs, se retrouvent-ils vraiment dans cette appellation d'aidant, alors qu'il s'agit souvent pour eux d'apporter une aide en tant que fille ou fils, époux ou comme mère ou père, avec ce mélange de problématiques : charge émotionnelle, relations avec les frères et sœurs, au-delà des contraintes en temps, financières, etc. Ce dévouement peut néanmoins avoir des répercussions sur leur propre santé, physique et mentale, avec un risque d'épuisement. Dans certaines situations, la vie de famille, et notamment le couple peut aussi faire les frais d'une trop grande charge, avec potentiellement des séparations qui vont encore fragiliser l'aidant…

Pour les salariés, les questions de conciliation entre vie familiale et professionnelle se posent de façon aiguë, non seulement lorsqu'ils ont des enfants en bas âge, des ados, des jeunes, mais aussi des parents âgés. Cette problématique est d'autant plus forte pour la génération des 50-65 ans, celle qui aide ses parents très âgés et qui représente 37 % des aidants selon le baromètre des aidants BVA d'octobre 2019. On les appelle d'ailleurs « génération pivot » car ils font face à une double pression : soutenir leurs enfants jeunes adultes et venir en aide à un membre de leur famille en perte d'autonomie… tout en maintenant une activité professionnelle.

Hélène Valade : La charge mentale lorsqu'on parle de parentalité est d'autant plus importante lorsqu'il s'agit de l'aidance. L'entreprise doit élargir sa vision – et sa prise en charge de la parentalité – pour considérer le sujet de façon plus globale et parler de « parentalité à 360° ». Les salariés sont de nos jours de plus en plus demandeurs de flexibilité, et les salariés en situation d'aidance le sont davantage encore. Il est important pour eux de se maintenir à leur poste : tout d'abord parce que les salariés aidants ont besoin de revenus ; ensuite parce que quelle que soit leur charge mentale, le monde du travail reste un monde où ils peuvent penser à eux et à autre chose que leurs responsabilités personnelles. Même si cela parait quelque peu paradoxal, c'est un monde qui leur offre la possibilité de s'investir autrement, de s'épanouir.

Quelles peuvent être les conséquences sur la vie professionnelle de l'aidant ?

Guillemette Leneveu : Les récentes enquêtes montrent que les salariés aidants ressentent un manque d'efficacité au travail en raison de stress et de fatigue. Ils déclarent également des craintes : craintes d'être bloqués dans leur évolution professionnelle, de perdre leur emploi ou encore d'être stigmatisés. Se maintenir dans l'emploi répond à une double nécessité pour les aidants de personnes en perte d'autonomie : d'abord, maintenir un niveau de vie souvent affecté par la prise en charge financière d'une aide professionnelle… Et aussi comme le relève très justement Hélène, le travail peut constituer un espace protégé, sanctuarisé, où le salarié peut échapper un temps à ses contraintes d'aidant, avoir des relations sociales « normales » en dehors de la relation potentiellement pesante aidant/aidé. Les aidants ont donc la volonté de maintenir leur emploi : mais encore faut-il qu'ils en aient la possibilité. Le droit a tout récemment évolué en assortissant le congé proche aidant d'une indemnité journalière. C'est un premier pas, mais les dispositions doivent aller plus loin pour en faire un outil de conciliation vie familiale-vie professionnelle vraiment efficace. L'indemnisation, équivalente à l'allocation journalière de présence parentale, est un minimum pour garantir l'effectivité de ce droit au congé. Par ailleurs, les situations d'aide pour les salariés dépassent largement le champ du congé proche aidant, qui est conditionné à un niveau de dépendance (bénéficier de l'APA ou GIR 1, 2 ou 3). Or les salariés qui accompagnent une personne âgée ou un membre de leur famille atteint par une maladie grave ou chronique peuvent avoir besoin de ce même type d'aide. Au-delà de ces stricts aspects financiers, c'est sans doute de souplesse dans l'aménagement de leur travail dont ces personnes ont besoin, dans une relation de confiance avec leur employeur, dans leur intérêt mutuel. Il faut aussi continuer de développer des offres de répit sur l'ensemble du territoire pour permettre aux aidants de souffler et éviter l'épuisement qui est fréquent pour tous les aidants, plus encore pour les salariés avec des répercussions sur leur emploi : manque de temps, stress, fatigue, absences…

Hélène Valade : Cette réalité peut rendre plus difficile le vécues par leurs salariés. Mettre en place des bilans de santé réguliers est une première étape pour prévenir ces situations. Mais là encore, l'employeur peut agir pour permettre à ses salariés d'avoir accès à des temps de répit. Il faut pouvoir développer des palettes de réponses non rigides, d'autant que les salariés peuvent être confrontés à des situations compliquées sur une période longue. Tout l'enjeu est de pouvoir prendre en compte les aidants, en lien avec les équipes de travail, par exemple dans la planification des absences ou des congés. L'employeur peut aussi vraiment avoir un rôle de facilitateur, en guidant les salariés vers les offres proposés par le groupe de protection sociale auquel est affilié l'entreprise, en identifiant des structures proposant des solutions de répit identifiées localement, en se rapprochant de l'Association nationale pour les Chèques vacances pour proposer des solutions de financement des vacances.

Comment l'Unaf et l'Orse agissent pour améliorer la prise en compte des aidants salariés en entreprise ?

Hélène Valade : L'Orse est une association loi 1901 qui a pour vocation d'accompagner les organisations qui en sont adhérentes dont la définition et le déploiement d'une politique RSE. Pour cela l'Orse met en place un réseau d'organisations membres qui facilite l'identification de bonnes pratiques et démarches innovantes et permet d'accompagner au travers de réunions et groupes de travail les structures qui le souhaitent sur un sujet, comme par exemple les aidants, ou sur un autre.

De plus, l'Orse et l'Unaf ont publié le premier guide à destination des entreprises sur les salariés aidants puis l'ont remis à jour il y a 2 ans pour tenir compte des changements législatifs, dont l'élargissement de la définition de proche aidant.

La publication de cet ouvrage est un outil mis à la disposition des entreprises afin qu'elles comprennent mieux les enjeux de cette thématique et qu'elles identifient des bonnes pratiques d'autres entreprises à mettre en place. Cela permet de les sensibiliser au sujet et vient en complément des groupes de travail qu'organise l'Orse ainsi que des événements publics en partenariat avec l'Unaf.

Guillemette Leneveu : Reconnaissance officielle du rôle des aidants familiaux, inscription dans la loi du droit au répit, mise en place d'une expérimentation de baluchonnage, indemnisation du congé de proche aidant : ces avancées sont importantes pour l'Unaf, engagée depuis des années en faveur d'une reconnaissance de leur rôle crucial. Améliorer la prise en compte des salariés aidants nécessite également d'approfondir nos connaissances sur leurs situations. C'est pourquoi l'Unaf soutient les recherches et enquêtes sur cette thématique. Nous restons mobilisés pour que tous les aidants familiaux voient leur situation s'améliorer et qu'ils soient mieux soutenus par les pouvoirs publics. Le travail de sensibilisation des entreprises mené avec l'Orse nous permet d'impliquer les entreprises et de nous appuyer sur elles pour faire avancer la cause des aidants familiaux.

En savoir plus : Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises www.orse.org

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Pour commander ce numéro :

Réalités Familiales n° 128-129 : « Familles face au grand âge »
Prix : 10 € + 3,15 € de frais de traitement, à commander à l'UNAF, Service communication : 28, place Saint-Georges 75009 Paris
Tél. : 01 49 95 36 00
E-mail : realites.familiales unaf.fr

Tout un réseau mobilisé pour soutenir les familles face à la perte d'autonomie

jeu, 01/16/2020 - 12:14
Avant-Propos

Par Marie-Pierre Gariel, Présidente du département Santé - protection sociale - vieillesse de l'Unaf.

Face au grand âge et à la perte d'autonomie de leurs proches, les familles ont besoin d'être épaulées dans bien des domaines. Expert de leurs réalités de vie, le réseau Unaf-Udaf-Uraf est mobilisé pour défendre et représenter leurs intérêts dans la co-construction des politiques publiques mais aussi pour répondre à leurs besoins en développant, dans les territoires, des services adaptés aux situations qu'elles vivent.

Engagés de longue date pour soutenir les familles confrontées à la perte d'autonomie, l'Unaf a naturellement contribué aux différentes étapes de préparation de la loi Grand âge. Mais c'est aussi chaque jour que des militants familiaux bénévoles représentent les familles dans les instances nationales qui abordent la question du vieillissement : Assurance retraite, Haut conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge, Caisse nationale d'assurance maladie, Caisse nationale d'allocations familiales, etc. A l'origine de la création du CIAAF (collectif inter associatif des aidants familiaux), nous militons depuis des années pour la reconnaissance du rôle crucial des aidants familiaux. Grâce à notre engagement et à nos actions, des avancées réelles ont pu voir le jour : reconnaissance officielle de leur rôle, création et indemnisation du congé proche aidant. Nous sommes également fi ers de l'inscription dans la Loi du droit au répit, cependant ce principe de droit ne se réalisera pas s'il n'est pas assorti de solutions de répits accessibles et pérennes, partout où des besoins existent. Avec le vieillissement de la population, les questions liées à la protection juridique des personnes en situation de vulnérabilité vont concerner un nombre croissant de familles et ne doivent pas rester dans l'angle mort de la future Loi sur le Grand âge.

Les services innovants pour accompagner le vieillissement

Partout en France, dans les départements et dans les régions, les Udaf et les Uraf sont engagées au plus proche des familles et des personnes vulnérables. Elles les représentent dans de nombreuses instances locales pour faire connaître leurs besoins, et notamment dans les Centres communaux et intercommunaux d'action sociale (CCAS/CIAS), qui constituent des relais indispensables de solidarité pour les aînés. Mais elles sont également présentes aux côtés des familles par le biais des services qu'elles développent pour répondre à leurs besoins : soutien aux aidants familiaux, services de mandataires judiciaires à la protection des majeurs, information et soutien aux tuteurs familiaux. Confrontées aux difficultés des familles, leur proximité avec le terrain leur permet d'adapter leurs pratiques et d'innover. C'est le cas avec le développement de l'habitat inclusif, consistant à proposer aux personnes âgées et/ou en perte d'autonomie des solutions d'hébergement intermédiaires et ouvertes sur la cité. Par ailleurs, face aux conflits vécus par un nombre croissant de familles confrontés à la perte d'autonomie d'un proche, les services de médiation familiale proposés par de nombreuses Udaf s'orientent vers de nouvelles pratiques de résolution des conflits, avec la médiation familiale intergénérationnelle.

Leurs initiatives sont à découvrir dans la rubrique « Aux côtés des familles », qui leur est consacrée dans ce numéro de Réalités Familiales.

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Accès aux crédits immobiliers : Attention à ne pas bloquer l'accession à la propriété des familles modestes

jeu, 01/16/2020 - 10:34
Le Haut conseil de la stabilité financière (HCSF) a émis des recommandations visant à durcir les conditions d'accès aux crédits immobiliers pour les familles. Reprises mardi par le Gouverneur de la Banque de France, ces recommandations risquent d'impacter l'accession à la propriété des familles modestes et donc la politique générale du logement. L'Unaf alerte et interpelle le Ministre du Logement.

Le rapport juge en effet que les conditions actuelles d'octroi des crédits immobiliers sont trop défavorables aux établissements de crédits et comportent des risques d'endettement trop élevés pour les familles, sans présenter pour autant d'éléments chiffrés de ces risques et impacts. Il préconise notamment de ne pas accorder de prêts immobiliers aux ménages dont les taux d'effort seraient supérieurs à 33 % et de limiter la durée des prêts à 25 ans. Par ailleurs, certaines banques ont déjà annoncé des exigences plus fortes en matière d'apport personnel.

L'Unaf s'inquiète des risques d'éviction de ces familles de l'accession à la propriété, alors que les familles modestes et très modestes (18 % des accédants en 2017) ont pu accéder à la propriété, ces dernières années, avec des taux d'effort un peu plus élevés que ceux des autres ménages, mais sans augmentation du nombre de sinistres, ni du surendettement liés aux crédits immobiliers.

Parallèlement, on assiste depuis plusieurs années, à une baisse des aides publiques à l'accession à la propriété :
• recentrage du PTZ neuf dans les zones tendues ;
• suppression de l'APL accession (qui permettait pourtant de boucler des projets d'accession sociale à la propriété et d'assurer une protection des ménages en cas d'accidents de la vie et ainsi de prévenir le surendettement) ;
• après deux années durant lesquelles le PTZ a été dégradé dans les zones B2 et C (alors qu'il permet un levier important de l'accession sociale à la propriété), il a été rétabli à compter du 1er janvier de cette année. Néanmoins, son avenir au-delà du 31 décembre 2021 nous inquiète fortement.

La préconisation d'un durcissement des conditions d'octroi des crédits immobiliers, doublée d'une diminution des aides publiques à l'accession à la propriété peut avoir des conséquences graves pour les familles modestes et les jeunes familles avec enfants, qui rencontrent de plus en plus de difficultés pour se loger. L'accession à la propriété est en effet la seule réponse à leur demande de logement, notamment dans les communes rurales et les villes moyennes. L'Unaf interpelle le Ministre du Logement et appelle à une réflexion sur les dispositifs d'aides et d'accompagnement adaptés à une accession à la propriété sûre et efficiente pour les familles modestes.

Grand âge : les familles en première ligne par Marie-Andrée Blanc, Présidente de l'Unaf

mer, 01/15/2020 - 11:32
Editorial

Par Marie-Andrée Blanc, Présidente de l'Unaf

Nous sommes tous concernés, de près ou de loin, par le vieillissement et la perte d'autonomie.
Quand un aîné, avançant en âge, perd petit à petit ses capacités à se déplacer, se nourrir ou se laver seul, c'est sa famille qui le soutient, et vient pallier ses difficultés.

Ce sont les familles qui doivent organiser au quotidien la prise en charge de leur parent âgé, qui sont en première ligne pour les épauler : présence assidue, prise en charge de l'aide, des soins, organisation de l'aide professionnelle à domicile, coordination entre les intervenants (infirmier, aide-ménagère…), soutien administratif, suivi des demandes d'aides pour financer le maintien à domicile ou l'entrée en établissement… Accompagner son conjoint ou ses propres parents en perte d'autonomie est une tâche très difficile qui laisse souvent les familles dans un profond désarroi. Sur leurs épaules pèse la charge matérielle, financière, légale1, mais elles ressentent surtout la responsabilité morale et affective de ceux qu'elles aiment et ne veulent pas considérer comme un fardeau. Dans de nombreux territoires, elles sont confrontés à la pénurie d'offre de soins et d'accompagnement à domicile, à des établissements trop éloignés qui mettent en péril le maintien des liens, à des restes à charge trop élevés, à l'inquiétude de faire les mauvais choix, parfois à des conflits liés à l'impossibilité de se mettre d'accord dans une fratrie.
La prise en charge de la dépendance repose ainsi massivement sur la solidarité familiale, la solidarité publique ne venant qu'en subsidiarité et étant encore peu développée. Pourtant, avec l'allongement de la vie, de plus en plus de familles devront faire face au grand âge. Elles doivent pouvoir compter sur des politiques publiques à la hauteur des enjeux. Pour construire la grande Loi qui doit constituer le point de départ d'une véritable politique du grand âge, le Gouvernement a lancé une vaste concertation « Grand âge et autonomie » : nous espérons que les immenses attentes des familles y seront entendues.

« Les familles doivent être soutenues pour faire face au grand âge »

Bien que très sollicitées dans les faits, les familles ne sont pas évoquées de façon explicite dans les différents rapports relatifs au projet de loi Grand âge, qui réduisent la solidarité familiale au terme « proche aidant ». La solidarité familiale est pourtant bien spécifique : l'Unaf reste donc mobilisée pour rappeler ces réalités. Oui, la prise en charge de la dépendance doit s'appuyer sur les solidarités familiales, mais les familles doivent être mieux soutenues pour y faire face. Soutien aux aidants familiaux, mise en place de solutions de répit, soutien aux tuteurs familiaux, amélioration des conditions de vie des personnes accompagnées, limitation du reste à charge pour les familles, bientraitance et respect des droits fondamentaux des personnes en perte d'autonomie, valorisation des métiers du grand âge, notamment des mandataires judiciaires à la protection des majeurs : tous ces axes de réflexion doivent être inclus dans le projet de loi.

Au vu de l'état des finances sociales, le financement de ce risque émergent est source d'inquiétude. Pour l'Unaf, cela ne doit pas freiner une réelle ambition, mesurée et progressive, privilégiant les besoins les plus criants (notamment sur les restes à charges pour hébergement de longue durée). La place des assurances privées doit également être précisée et régulée. Tout l'enjeu est que ce financement soit suffisant et équitable.

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Energie : Décret n° 2020-26 et arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique

mer, 01/15/2020 - 09:30
Prime de transition énergétique pour les ménages sous plafonds de ressources pour la réalisation de certains travaux listés ici. La prime est distribuée par l'ANAH : l'arrêté précise les modalités de demande. Application de l'art. 15 de la loi de finances pour 2020 Voir en ligne : http://intradoc.unaf.fr/exl-php/vue...

Revue Réalités Familiales de l'Unaf : Familles face au grand âge

mar, 01/14/2020 - 11:23
Alors qu'une loi Grand âge est prévue en 2020 pour apporter des réponses aux enjeux grandissants de la prise en charge du vieillissement et la perte d'autonomie, le nouveau numéro de Réalités Familiales donne la parole à une trentaine de contributeurs : experts, professionnels et politiques. Leurs éclairages mettent en lumière le rôle central de l'entourage familial et analysent l'impact du grand âge sur la vie des familles.

Accompagner son conjoint ou ses propres parents en perte d'autonomie est une tâche difficile qui laisse souvent les familles dans un profond désarroi. Sur leurs épaules, pèse la charge matérielle, financière, légale… Elles assument aussi une responsabilité morale et affective. Quelles conséquences sur leur vie ? Pourquoi et comment soutenir les aidants familiaux ? Quelle place pour les familles dans le soin et l'accompagnement professionnel ? Comment améliorer les conditions de vie aux grands âges ?

Faire connaître les difficultés des familles et répondre à leurs besoins

Meilleure prise en compte des aidants familiaux, droit au répit, reste à charge pour les familles, prévention des conflits familiaux, rôle de l'entreprise, accompagnement des tuteurs familiaux et des personnes vulnérables et protégées, éthique et respect de la dignité des personnes en perte d'autonomie … Autant de demandes fortes des familles, que l'Unaf entend continuer à relayer. Ce numéro de Réalités Familiales pourra utilement nourrir les réflexions des pouvoirs publics dans le cadre de la préparation de la loi Grand âge.

Pour faire face à ces enjeux et répondre aux besoins dans les territoires, les Udaf et les associations familiales développent de nombreux services indispensables et innovants dédiés aux familles, aux aidants et aux personnes vulnérables. Leurs initiatives sont à découvrir dans les pages de Réalités Familiales.

Ce numéro de Réalités Familiales en témoigne : face au grand âge, les familles sont en première ligne. Engagée pour défendre et représenter les intérêts des familles, l'Unaf milite pour qu'elles soient mieux reconnues et soutenues.

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Branche Famille : circulaire CNAF -Présentation de la Doctrine Vie associative de la Branche Famille pour la période 2019-2022

mar, 01/14/2020 - 09:30
Liste des fédérations financées sur la période 2019-2022 Partenariat conclu entre 2014-2018 par la Cnaf et les têtes de réseau (annexe 1) ; modèle de convention de partenariat signée avec les têtes de réseau (annexe 2) ; cahier des charges diffusé aux partenaires (annexe 3). Voir en ligne : http://intradoc.unaf.fr/exl-php/vue...

PJM et bioéthique : suivi des amendements de l'Unaf sur le don d'organes et le don du sang

lun, 01/13/2020 - 17:32

La Commission spéciale du Sénat chargée d'examiner le projet de loi relatif à la bioéthique a adopté plusieurs amendements concernant la protection juridique des majeurs.

Rapide synthèse des articles modifiés relatifs aux personnes protégées, notamment les nouveautés pour le don d'organe post mortem et le don du sang

Pour le don d'organes (art.7)

- Don du vivant : les sénateurs n'ont pas modifié le texte adopté par les députés. Ainsi, ils maintiennent la levée de l'interdiction de don d'organe du vivant pour toutes les personnes, et l'ouverture de ce don, dans les conditions de droit commun aux personnes protégées.
Cependant, l'interdiction reste maintenue pour les personnes bénéficiant d'une mesure de représentation à la personne.

- Don post mortem : Nouveauté : le droit actuel conditionne le don d'organe post mortem de toute personne protégée au « consentement écrit » de la personne en charge de la mesure (L1231-2 du CSP).
Le projet de loi adopté par les députés, et que l‘Unaf soutenait, prévoyait simplement la suppression de ce consentement pour toute mesure : le droit commun s'applique.

A contrario, la commission spéciale du Sénat ferme toute possibilité de don post mortem aux personnes qui bénéficiaient d'une mesure de représentation à la personne. Pour les autres régimes (assistance ; représentation aux biens), l'autorisation de la personne en charge de la mesure de protection reste supprimée, le droit commun s'applique.

Pour le don de sang (art.7 bis) : Nouveauté

La commission spéciale du Sénat a repris partiellement une proposition d'amendement élaborée par l'Unaf : elle adopte la suppression de l'interdiction du don du sang pour les personnes protégées, sauf pour celles bénéficiant d'une mesure de représentation à la personne pour lesquelles cette interdiction reste maintenue.

Pour mémoire, aucun don de sang n'est actuellement autorisé pour les personnes protégées.

Cette évolution s'inscrit en faveur de la reconnaissance de leur pleine citoyenneté.

Pour mémoire :
- amendement Unaf - don du sang
- amendement Unaf - don d'organe

@ : lsochon unaf.fr

2.5

L'Unaf dans les médias

lun, 01/13/2020 - 17:23
Presse nationale

Revue Banques N° 839-840 – 06/01/2020 – « Plafonner les frais d'incident et mieux détecter les clients fragiles »

Pleine vie – 06/01/2020 – « 7 conseils pour gérer une tutelle familiale »

Dans les régions

Centre Presse du 8 janvier 2020 - Udaf de l'Aveyron : Udaf : « Pour plus de solidarité »

La Montagne du 8 janvier 2020 - Udaf du Puy de Dôme : Des Points conseil budget pour les citoyens en difficulté

Le Journal de Mayotte du 10 janvier 2020 - Udaf de Mayotte : L'Udaf offre une formation à ses membres

Projet de loi Bioéthique : l'Udaf de la Mayenne rencontre Mme Doineau, Sénatrice

lun, 01/13/2020 - 17:12

Dans le cadre de l'étude du projet de loi relatif à la Bioéthique, l'Udaf de la Mayenne a rencontré Madame Elisabeth Doineau, Vice-Présidente de la commission au Sénat. La Sénatrice de la Mayenne s'est engagée à porter les réflexions et les couleurs de notre réseau lors de sa prise de parole devant le Sénat.

@ : epatard udaf53.unaf.fr

53

Développement associatif : L'Udaf de la Lozère étoffe son réseau

lun, 01/13/2020 - 17:11

L'Udaf de la Lozère est heureuse d'accueillir au sein de son réseau trois nouvelles associations agréées par le Conseil d'administration, affiliées au mouvement ADMR.

Chacune d'elles intervient sur un territoire déterminé.

Deux associations sont présentes sur Mende et Langogne et proposent des services d'aide et d'accompagnement à domicile.

La troisième gère avec la Fédération départementale ADMR le fonctionnement d'une micro-crèche située au coeur de l'EHPAD de Villefort.

@ : jd.nauton orange.fr

48

Rencontre de la Députée Audrey Dufeu Schubert

lun, 01/13/2020 - 17:11
Rencontre de la Députée Audrey Dufeu Schubert

Le 7 janvier dernier, Marie-Josée Balducchi, Présidente de l'Udaf de Loire-Atlantique, a rencontré à Saint-Nazaire, Madame la Députée Audrey Dufeu Schubert.

Cette rencontre a permis de présenter les actions et services de l'Udaf de Loire-Atlantique réalisés en faveur des familles. L'occasion d'aborder notamment le vieillissement de la population, sujet faisant l'objet du rapport de la Députée rendu au Premier Ministre sur « Réussir la transition démographique et lutter contre l'âgisme ».

Ce rapport abordant également la question des personnes sous tutelle, la Présidente de l'Udaf a insisté sur la nécessité de nommer un délégué interministériel à la Protection Juridique des Majeurs.

La Députée a été sensible à cette proposition, comprenant que le champ d'intervention de la PJM dépend en même temps de plusieurs ministères. Madame Dufeu-Schubert a indiqué être d'accord sur le fait qu'il y ait une perte d'efficience de la politique publique de la protection juridique des majeurs au vu des différents publics concernés (personnes handicapées, âgées...).

Celle-ci a ajouté qu'elle déposerait une question écrite au journal officiel de l'Assemblée Nationale en ce sens, dans la même idée que le délégué interministériel à la transition démographique qu'elle suggère au sein de son rapport.

44

« L'Udaf et vous, la lettre dédiée à nos bénéficiaires » : publication de décembre en ligne

lun, 01/13/2020 - 17:10

Le numéro de décembre de la lettre d'information aux usagers de la Loire, « L'Udaf et vous » vient de paraître. Elle est consultable en ligne ici !

@ : Laurianne.MICHALET udaf42.fr

42

Newsletter spéciale « Campagne de recrutement CCAS »

lun, 01/13/2020 - 17:09

Pour l'occasion, la newsletter de l'Udaf de l'Isère s'est habillée aux couleurs de la campagne CCAS. Du orange, du jaune, du bleu… mais surtout un condensé des ressources disponibles pour mobiliser de potentiels candidats. Compte à rebours lancé pour recruter !

Lire la newsletter ici !

+ infos : mcatrice udaf38.fr

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L'Udaf 35 retenue par la DDCSPP pour expérimenter en 2020 la médiation familiale auprès des parents séparés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) rennais

lun, 01/13/2020 - 17:09

L'Etat a annoncé le soutien accordé, à titre expérimental, au projet présenté par l'Udaf pour les familles habitant des quartiers prioritaires.

Le projet présenté par l'Udaf s'inscrit dans la démarche d'apporter une réponse à toutes les familles du département quels que soient leurs profils sociodémographiques.

L'existence de partenariats anciens, tissés avec des acteurs locaux dans les domaines du handicap, du vieillissement et de la dépendance, de l'aide aux aidants, des obligations alimentaires et des successions facilitera la mise en œuvre de ce projet.

@ : cvassout udaf35.unaf.fr

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Udaf du Doubs : Inauguration des nouveaux locaux de l'antenne de Montbéliard

lun, 01/13/2020 - 17:09

Plus de 140 personnes étaient présentes à l'inauguration des nouveaux locaux de l'antenne de Montbéliard de l'Udaf du Doubs le 9 janvier dernier. L'antenne, qui existe depuis 1969, a vécu plusieurs déménagements depuis sa création. L'équipe actuelle de Montbéliard (une vingtaine de salariés) s'est installée le 26 juillet 2019 dans les locaux de l'ancienne maternité au 2 rue du Dr Flamand.

Jacky Hautier, Sous-préfet de Montbéliard, Denis Sommer, Député du Doubs, Eric Lancon, Conseiller régional, Marie-Noëlle Biguinet, Maire de Montbéliard et Lionel Koenig, Directeur de la CAF du Doubs avaient notamment fait le déplacement pour l'occasion.

A noter que l'après-midi, une quinzaine d'usagers des services MJPM et DPF se sont présentés à la toute première réunion de présentation du groupe d'expression des usagers et étaient invités à rester à la visite puis à l'inauguration des locaux.

@ : ltroutet udaf25.fr

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Journée des Présidents des Associations familiales de la Creuse : promouvoir l'action des bénévoles et entretenir le lien entre ses membres

lun, 01/13/2020 - 17:09

Les membres actifs des 38 associations du réseau familial creusois ont été invités en décembre, lors de la Journée annuelle des présidents des associations familiales, organisée par l'UDAF de la Creuse.

Cette journée est une occasion d'entretenir des liens étroits avec les bénévoles qui œuvrent au quotidien par leurs actions auprès des familles, aux quatre coins du département.

Elle permet également d'accueillir de nouvelles associations, de créer de nouvelles relations et de compléter ainsi par leur sensibilité et leurs actions la diversité des champs d'implication du mouvement familial creusois.

Etre en permanence ouverts aux nouvelles idées, aller vers les nouvelles initiatives et être attentifs aux besoins des familles, tels sont les objectifs fixés par l'Udaf de la Creuse.

Apprendre à se connaître, communiquer sur les activités des uns et des autres, faire le point sur l'actualité de l'institution (renouvellement des délégués familiaux dans les Centres Communaux d'Action Sociale du département, mise en place de la nouvelle charte graphique de l'Unaf et de l'Udaf), sont quelques uns des thèmes qui ont été abordés lors de cette rencontre.

Un point particulier a également été consacré aux initiatives mises en œuvre par les Associations familiales en faveur du développement durable et la déclinaison de leur réflexion et contributions en faveur d'actions écologiques.

@ : aterrade udaf23.unaf.fr

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