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L'UNAF est l'institution nationale chargée de promouvoir, défendre et représenter les intérêts de toutes les familles vivant sur le territoire français, quelles que soient leurs croyances ou leur appartenance politique. Elle anime le réseau des 100 Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF) et des 22 Unions Régionales des Associations Familiales (URAF), et les appuie dans leurs missions institutionnelles et de services aux familles.
Mis à jour : il y a 8 min 4 sec

L'Unaf a été auditionnée sur la proposition de loi visant à instaurer un congé de deuil de douze jours consécutifs pour le décès d'un enfant mineur

mar, 01/21/2020 - 11:43

Compte-rendu de l'audition de l'UNAF du 16 janvier 2020 avec les députés Guy Bricout (UDI, Nord) et Sereine Mauborgne (LaREM, Var)

Jeudi 16 janvier, Marie-Andrée Blanc, Présidente de l'Unaf a été reçue en audition par le rapporteur de la Commission des affaires sociales sur la proposition de loi visant à instaurer un congé de deuil de douze jours consécutifs pour le décès d'un enfant mineur. La députée, Sereine Mauborgne a participé à l'audition en tant que représentante du Groupe LaREM sur cette proposition de loi. Claire Ménard, Chargée des relations parlementaires accompagnait Marie-Andrée Blanc.

En introduction, la Présidente de l'Unaf a apporté plusieurs témoignages en lien avec l'objet de la proposition de loi, qui modifie le code du travail pour prévoir qu'en cas de décès d'un enfant mineur les parents salariés voient prolonger le congé de deuil de 5 à 12 jours.

Ainsi, elle a rappelé que dans les associations adhérentes à l'Unaf, il existe l'Association Nationale Jonathan Pierres Vivantes. L'association apporte bénévolement une entraide morale et spirituelle aux parents, mais aussi aux frères et sœurs, d'un enfant décédé, quels que soient son âge et la cause du décès. Concrètement, son but est de permettre aux parents, aux frères et sœurs, d'être écoutés, de rompre leur isolement pour retrouver un chemin de vie.

Elle a poursuivi en précisant qu'en janvier 2018, l'Unaf dans le cadre des travaux de l'Observatoire des familles a conduit une étude sur « Être parent d'enfant(s) entre 6 et 12 ans » dans laquelle, les parents étaient notamment questionnés sur leurs trois besoins prioritaires de soutien. Ainsi 20 % des parents mettaient la question de la scolarité au cœur de leurs attentes de soutien. Gérer l'utilisation des écrans : 19 % des parents estimaient que c'est sur ce sujet qu'ils auraient le plus besoin de soutien. Ensuite venait la problématique des sujets délicats à aborder avec son enfant tels que la séparation, la maladie, la mort ou encore la sexualité : 18 % des parents aimeraient être en priorité conseillés et accompagnés sur ce thème (21 % des parents seuls, 17 % de ceux en couple).

Une fois ces préalables rappelés, Marie-Andrée Blanc a détaillé les questionnements sur le cœur de la proposition de loi.

I/ La renforcement d'un droit existant avec des interrogations sur son application dans quelques situations particulières

Elle a rappelé que les situations visées par la proposition de loi représentaient statistiquement 4 500 décès d'enfants mineurs sur 600 000 décès par an. Plus de la moitié (2 600 décès) sont des cas de décès périnataux, soit enfants mort-nés, soit des enfants morts dans les quelques semaines suivant la naissance sans atteindre leur premier anniversaire.

La proposition de loi proposant d'étendre le congé de deuil d'un enfant de 5 jours à 12 jours lorsqu'il s'agit d'un enfant mineur est une mesure que l'Unaf salue étant donné l'épisode douloureux que traversent les parents lors de la perte d'un enfant. L'Unaf note également avec satisfaction la volonté de simplifier les démarches pour ouvrir ce droit à congé en imposant la simple délivrance d'un certificat de décès comme seule obligation.

Première remarque de l'Unaf, cette proposition de loi n'engage pas de dépenses supplémentaires pour les comptes publiques et le coût est assumé par les seules entreprises. A la mort d'un enfant, s'il est important de laisser un temps de deuil supplémentaire, des questions financières peuvent venir se surajouter.
Certaines de ces familles se retrouvent du jour au lendemain à devoir déclarer à la CAF la perte d'un enfant et donc la perte de droits en matière d'allocations (allocations familiales, allocation logement et toutes les prestations qui sont familialisées). À noter que dans les commissions de recours amiable des CAF ces situations reviennent et ouvrent droit très souvent à des remises de dette (mais ce sont seulement celles qui font une réclamation les autres remboursent). Cette proposition de loi ne pourrait-elle pas également prévoir soit un temps d'adaptation qui permettrait à la famille de recevoir encore toutes ses prestations comme avant afin qu'elles aient le temps de se retourner ? Ou une règle visant à accorder des remises de dette systématiques sans passer par la CRA par exemple sur 2 mois ? Le prix d'un loyer ne baisse pas quand un enfant décède …
Dans l'ordre des dépenses assumées par les familles au moment du décès, il y a aussi les frais d'obsèques pour lesquelles des réponses sont aussi à apporter.

Seconde remarque de l'Unaf, en cas d'enfants mort-nés, comment l'articulation va se faire entre ce congé de deuil de 12 jours et le congé maternité post-natal (10 semaines pour le 1er et 2e enfant, 18 semaines pour le 3e enfant) ?

L'assurance maladie pose les règles suivantes :

En cas de décès de l'enfant :

  • vous bénéficiez d'un arrêt maladie pour la durée prescrite par votre médecin si l'enfant n'est pas né vivant ou s'il est décédé alors qu'il était né avant 22 semaines d'aménorrhée ou que son poids de naissance était inférieur à 500 grammes ;
  • vous bénéficiez du congé maternité pour la durée du repos observé si l'enfant n'est pas né vivant ou s'il est décédé alors qu'il était né à partir de la 22e semaine d'aménorrhée ou que le poids de l'enfant à la naissance est d'au moins 500 grammes.

A la lecture de ces règles, comment s'articule ce congé de deuil de 12 jours ? La proposition pourrait préciser les modalités d'articulation entre les deux congés.

II/ Un droit à compléter d'un certain nombre de mesures d'accompagnement des parents en deuil

Comme cela a été précisé en introduction, des associations interviennent pour accompagner les parents dans le deuil de leur enfant disparu.
Il nous paraîtrait important d'ajouter, dans cette proposition de loi, les actions possibles de soutien à la parentalité dans ce type de situations.
Dans les Réseaux d'Ecoute, d'Appui et d'Accompagnement des Parents mis en œuvre dans notre réseau des UDAF, la première thématique des actions concerne la petite enfance et la deuxième thématique concerne la santé, le handicap et le deuil. Dans ces actions, il s'agit bien souvent de groupes de parole où les parents souhaitent être accompagnés sur, par exemple, comment dire la vérité à la fratrie sur la mort d'un frère ou d'une sœur.

Le soutien des associations familiales est important dans ce domaine. Une vraie action coordonnée mériterait d'être pensée sur ce sujet avec les CAF, les associations, les services funéraires … Par exemple, un parcours « décès » au sein de la CAF pourrait être pensé, comme c'est le cas du parcours « naissance » et « séparation » actuellement.

@ : cmenard unaf.fr

1.5

Bonus inclusion handicap en EAJE : l'Unaf favorable à un élargissement des critères d'attribution

mar, 01/21/2020 - 11:42
Bonus inclusion handicap en EAJE : L'Unaf favorable à un élargissement des critères d'attribution

Depuis le 1er janvier 2019, les Eaje (Etablissements d'accueil du jeune enfant) sont éligibles au bonus « inclusion handicap », calculé en fonction du nombre d'enfants bénéficiaires de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (Aeeh).

La CNAF propose d'expérimenter sur deux années, l'extension des critères de perception du bonus aux enfants en cours de détection de leur handicap par le biais d'une de ces voies :

  • attestation de prise en charge par un Centre d'Action Médico-Sociale Précoce ou une plateforme départementale de coordination et d'orientation ;
  • notification de la MDPH vers une prise en charge en SESSAD ou en SAFEP ;
  • une attestation médicale, délivrée par un centre hospitalier, ou par le médecin de Pmi, mentionnant « la nécessité d'une prise en charge globale thérapeutique, éducative ou rééducative, compte tenu d'un développement inhabituel des acquisitions psychomotrices ou du diagnostic d'une pathologie grave ou d'une atteinte sensitive ou motrice grave ».

Pour l'année 2020, l'élargissement des critères bénéficierait à 1 800 crèches, avec un montant moyen du bonus de 6 000€, soit une dépense annuelle du bonus « inclusion handicap » estimée à 30,1 millions d'euros.
À noter, des disparités territoriales sont observées. Les départements, avec un pourcentage d'Eaje bénéficiaire du bonus « inclusion handicap » supérieur à la moyenne nationale, se trouvent majoritairement au nord, sur le centre-ouest et le sud-ouest de la France.

Lors de la commission d'action sociale de la CNAF du 19 novembre 2019 et du CA du 2 décembre 2019, l'Unaf a voté favorablement ce changement.

En effet, cet élargissement des critères devrait effectivement améliorer la prise en charge et lever les freins pour l'accès des enfants en situation de handicap.

L'Unaf a profité du passage de ce texte pour préconiser que cet élargissement se fasse également sur le bonus CMG (Complément Mode de Garde) handicap dans le cadre d'un recours aux assistants maternels. La délégation de l'Unaf à la CNAF a suggéré qu'un suivi sur la montée en charge soit fait au fil de l'eau par les services de la CNAF pour éviter toute sous-consommation de cette enveloppe.

Enfin, l'Unaf a fait part de ses craintes : il y a un risque d'émiettement des financements qui ne suffira pas à permettre des embauches supplémentaires dans les EAJE. C'est pourquoi la possibilité de mutualisation du bonus pour embaucher des AVS mutualisées pour plusieurs établissements devrait être prévue. Enfin, concernant les mécanismes du DSP (Délégation de Service Public), l'Unaf a alerté sur le risque de voir les collectivités garder le bonus étant donné qu'il n'y a aucune obligation de le reverser au gestionnaire d'EAJE.

Par ailleurs, une communication a été faite aux réseaux des représentants familiaux dans les CAF en décembre afin qu'il soit vigilant sur la mise en place de ce bonus. L'Unaf a incité les représentants à analyser les disparités territoriales et agir au sein des instances des CAF locales et dans les schémas départementaux des services aux familles.

Bonus Handicap

@ : smartin unaf.fr

2

Stratégie nationale pour le déploiement à grande échelle de l'habitat inclusif : l'Unaf a participé à une réunion de consultation

mar, 01/21/2020 - 11:42

Stratégie nationale pour le déploiement à grande échelle de l'habitat inclusif

Le Premier ministre Édouard Philippe a chargé Denis Piveteau (Président de la cinquième chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat) et Jacques Wolfrom (Président du comité exécutif du groupe ARCADE) d'une mission relative à la mise en œuvre d'une stratégie nationale pour le déploiement à grande échelle de l'habitat inclusif, dans un calendrier compatible avec celui de la réforme prévue du grand âge et de l'autonomie. Cette mission s'inscrit dans la continuité de la loi ELAN en structurant les initiatives locales d'habitat inclusif.

L'Unaf, représentée par Agnès Brousse, coordonnatrice du pôle « Convention d'objectifs - Bientraitance - Evaluation des activités » (COBE) et Mathilde Vincent, chargée de mission, a participé à la réunion de consultation en qualité de membre de l'Observatoire national de l'habitat inclusif qui s'est tenue le 14 janvier 2020.

Cette réunion avait pour objectif de recenser les freins au développement de projets d'habitat inclusif.

A ce titre, 6 points d'attention ont été relevés par l'Unaf :

  • S'assurer du choix de vie de la personne,
  • Pérenniser le financement de la « coordination » locale. La coordination autour de l'habitat inclusif est indispensable au montage mais également durant le projet,
  • Rendre effective la reconnaissance légale du handicap psychique et ce, de manière homogène sur le territoire pour que les personnes aient un égal accès à la PCH,
  • Valoriser la variété des dispositifs d'habitat inclusif : ne pas rechercher un modèle unique à essaimer (contexte différent selon le territoire),
  • Harmoniser l'accompagnement des projets autour des personnes âgées,
  • Travailler autour de la participation et de l'expression des personnes au sein de leur habitat.

Une deuxième consultation associant les membres de l'Observatoire aura lieu mi-mars 2020.

@ : mvincent unaf.fr

3

Proposition de loi visant à améliorer l'accès à la prestation de compensation du handicap : l'Unaf salue cette première avancée

mar, 01/21/2020 - 11:39
Actualités législatives du 13 au 17 janvier 2020 : proposition de loi visant à améliorer l'accès à la prestation de compensation du handicap

Les députés ont adopté le 15 janvier dernier, la proposition de loi visant à améliorer l'accès à la PCH (prestation de compensation du handicap). Cette proposition avait déjà été adoptée par les sénateurs le 5 novembre 2019. Le Gouvernement ayant déclaré la procédure accélérée sur ce texte, il reste maintenant à cette proposition de loi à être examinée en commission mixte paritaire sur les dispositions restant en discussion entre les deux assemblées.
L'Unaf salue cette première avancée concernant les modalités de saisies et de gestion de la PCH.

Sur le fond, l'article 1er a été adopté conforme par les deux assemblées. Il supprime la limite d'âge, actuellement fixée à 75 ans, au-delà de laquelle il n'est plus possible de demander la prestation de compensation du handicap (PCH), pour les personnes qui étaient éligibles à cette prestation avant l'âge de 60 ans. Cette mesure devrait concerner environ 8 000 personnes pour un coût annuel net estimé à 33 millions d'euros.

L'article 2 clarifie les dispositions législatives relatives aux fonds départementaux de compensation du handicap. Il prévoit que les frais de compensation ne peuvent excéder 10 % des ressources personnelles nettes d'impôts des personnes handicapées dans la limite des financements de chaque fonds. La rédaction proposée doit permettre la publication d'un décret d'application qui devrait permettre d'harmoniser les modalités d'intervention de ces fonds. Un amendement a été introduit par les députés précisant que le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la mise en œuvre du décret d'application dans un délai de dix-huit mois à compter de sa publication. Il devra traiter notamment de l'évolution du reste à charge des personnes ayant déposé au moins une demande auprès d'un fonds départemental de compensation du handicap.

L'article 3 précise les modalités de contrôle et d'attribution de la PCH. Il consacre au niveau législatif le rôle du président du conseil départemental dans le contrôle de l'utilisation de l'aide versée dans le cadre de la prestation de compensation du handicap. Ce contrôle portera sur les sommes effectivement versées sur une période de référence qui ne pourra être inférieure à six mois. Les réclamations des bénéficiaires de la PCH dirigées contre une décision de récupération de l'indu auront un caractère suspensif. Par ailleurs, cet article entend harmoniser les durées d'attribution des différents types d'aides de la PCH (humaines, techniques, animalières...). Il prévoit un « droit à vie » à la PCH pour les personnes dont le handicap n'est pas susceptible d'évoluer favorablement. Enfin, l'aide humaine pourra faire l'objet de versements ponctuels, ce qui donnera une plus grande souplesse aux bénéficiaires concernés dans la gestion des moyens qui leur sont alloués.

L'article 4 crée un comité stratégique, auprès du ministre chargé des personnes handicapées chargé d'élaborer et de proposer des adaptations du droit à la compensation du handicap afin de répondre aux besoins spécifiques des enfants. Il est également chargé d'élaborer et de proposer des évolutions des modes de transport des personnes handicapées, intégrant tous les types de mobilités et assurant une gestion logistique et financière intégrée. Sa composition et ses missions seront précisées par décret.

@ : cmenard unaf.fr

4

Proposition de loi relative à la déclaration de naissance auprès de l'officier d'état civil du lieu de résidence des parents

mar, 01/21/2020 - 11:38
Actualités législatives du 13 au 17 janvier 2020 : proposition de loi relative à la déclaration de naissance auprès de l'officier d'état civil du lieu de résidence des parents

Les sénateurs ont adopté le 16 janvier dernier, une proposition de loi relative à la déclaration de naissance auprès de l'officier d'état civil du lieu de résidence des parents.

Le code civil prévoit aujourd'hui que les déclarations de naissance se font auprès de l'officier de l'état civil du lieu de l'accouchement. Selon les auteurs de la proposition de loi « Dans une période de regroupement des établissements de santé, ce texte entraîne une concentration des déclarations de naissance dans un nombre toujours plus restreint de communes. Cela conduit surtout à l'assèchement des registres d'état civil de toutes les autres. » Ils proposent donc d'ouvrir la possibilité de procéder aux déclarations de naissance auprès de l'officier de l'état civil du domicile des parents.

Le Gouvernement, en la personne du Secrétaire d'Etat, M. Adrien Taquet, a émis un avis favorable sur cette proposition de loi et il a précisé les éléments suivants :
« La garde des Sceaux me prie de vous adresser ses excuses.
L'objectif de revitalisation des communes est évidemment louable. La vitalité des communes se mesure par leur nombre d'habitants, leurs infrastructures, leur taux d'activité... La tenue de registres de l'état civil est aussi un critère. Les naissances valorisent les territoires.
Cette proposition de loi, née d'un échange entre le Président de la République et le maire de Bar-le-Duc lors du grand débat national, vise à prévoir une déclaration de naissance également auprès de l'officier d'état civil du lieu de domicile des parents.
Les conséquences pratiques de ce texte seraient importantes pour les communes, car les agents devront inscrire sur les actes de naissance toutes les étapes de l'état civil : mariage, PACS, changement de nom, changement de sexe, etc. Elles devront former leur personnel à cette nouvelle tâche définie par le texte.
Le risque de fraude documentaire serait renforcé par les dispositions que vous souhaitez introduire. Les titres d'identité sont établis sur la base des actes de naissance... Cependant, le Gouvernement est prêt à faire évoluer le droit existant. Vous proposez une expérimentation de trois ans, conforme aux termes
de l'article 37-1 de la Constitution. Le Gouvernement donnera un avis favorable à l'amendement qui prévoit d'appliquer aux actes de naissance les dispositions de l'article 80 du code civil, déjà applicable aux actes de décès : au vu du certificat d'accouchement, l'officier d'état civil de la commune de naissance établira l'acte, et le transmettra à la commune ou les communes de résidence des parents. Un décret en conseil d'État fixera les modalités d'application de cette expérimentation, avec notamment une évaluation donnant lieu à un rapport six mois avant la fin de la période. Cette expérimentation est essentielle pour mesurer l'impact d'un tel changement sur la fiabilité et la sécurité des données de l'état civil.
En ce qui concerne le tilde, vous savez que les langues régionales sont déjà mentionnées dans notre Constitution et font partie de notre patrimoine, qui vit par la culture et l'enseignement. L'introduction du tilde n'a que peu de lien avec le texte examiné...
L'impact financier de cette mesure sur les collectivités territoriales et les administrations se pose aussi car il faudrait introduire ce signe dans tous les actes existants. Adaptation des logiciels et renouvellement des claviers d'ordinateurs, mise à jour des titres et des actes notariés, les conséquences seraient nombreuses.
Le Gouvernement étudie la faisabilité d'une intégration des signes diacritiques pour tenir compte des prénoms issus des langues régionales. Pour l'instant, il reste réservé sur cette mesure, tout en demeurant favorable au reste du texte. »

Sur le fond, la proposition de loi comprend deux articles :

L'article 1er a fait l'objet d'une réécriture totale à la suite des travaux menés avec le Gouvernement.

Il vise plus précisément à adopter le dispositif d'expérimentation de registres d'actes « miroirs » de naissance, que la direction des affaires civiles et du sceau du ministère de la justice avait évoquée lors des auditions menées par le rapporteur.
Ce dispositif, qui serait expérimenté pour une durée de trois ans dans une liste de communes fixée par arrêté du garde des sceaux, est fondé sur le modèle de l'article 80 du code civil, qui prévoit la transcription, par l'officier d'état civil du lieu de domicile du défunt sur son registre de décès, des actes de décès établis sur le lieu de survenance de l'événement.

Pour les naissances, une procédure similaire serait expérimentée : l'officier d'état civil du lieu de naissance établirait l'acte de naissance (qui resterait l'acte « authentique »), avant d'en transmettre sans délai une copie intégrale à l'officier d'état civil du lieu de domicile du ou des parents, ce dernier étant tenu de le transcrire sur les registres de l'état civil de sa commune, mais également d'en assurer l'actualisation au cours de la vie de l'enfant afin de pouvoir en délivrer des copies ou extraits. En d'autres termes, le même acte serait alors enregistré et pourrait être exploité dans deux registres distincts : le registre du lieu de naissance et celui du lieu de domicile des parents.

Par ailleurs, dans le cas où les parents auraient des domiciles distincts, une copie serait envoyée à l'officier d'état civil de chacun d'entre eux.

L'article 2 a été supprimé car devenu sans objet du fait de la modification de l'article 1er.

L'article 3 précise les lettres comportant des signes diacritiques qui peuvent être utilisés dans les prénoms inscrits à l'état civil des personnes et à y inclure la lettre « ñ » (« n tilde »).

@ : cmenard unaf.fr

5

Discours de la ministre des solidarités et de la santé lors de la cérémonie des voeux à laquelle l'Unaf a assisté

mar, 01/21/2020 - 11:37

Marie-Andrée Blanc et Guillemette Leneveu ont participé, le 13 janvier dernier, à la cérémonie des voeux d'Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, en présence de Christelle Dubos, d'Adrien Taquet, et de Laurent Pietraszewski, secrétaires d'Etat auprès de la ministre.

Attractivité des métiers du grand âge, défi du grand âge et de l'autonomie, transformation du système de santé, réforme du système de retraite, amélioration du système de protection sociale, fin des impayés de pensions alimentaires qui permettra de soulager les familles en difficulté, panier 100% Santé et l'accès de tous aux soins, nouvelle politique de la petite enfance avec notamment les 1000 premiers jours de l'enfant, revenu universel d'activité, aidants et proches aidants, prévention santé avec le 4e Programme national nutrition santé, projet de loi bioéthique, tels ont été les thèmes évoqués par la ministre dans son discours à retrouver en ligne ici !

6

Assemblée plénière du CESE : REACh et la maîtrise du risque chimique - Sciences et société : les conditions du dialogue

mar, 01/21/2020 - 11:36

L'assemblée plénière du Conseil Economique, Social et Environnemental s'est tenue les 14 et 15 janvier 2020. A l'ordre du jour, étaient inscrites les questions suivantes :

  • REACh et la maîtrise du risque chimique : un bilan positif, un outil à améliorer
  • Sciences et société : les conditions du dialogue
Déclaration de l'Unaf au Journal officiel

Face à l'augmentation de l'exposition à certaines substances chimiques, des troubles sanitaires se développent pour lesquels les facteurs environnementaux sont de plus en plus souvent interpellés : troubles de la fertilité, malformations génitales, cancers, maladies thyroïdiennes, obésité, diabète ... Mais concomitance ne veut pas dire causalité et il est impératif d'approfondir les travaux pour démontrer les modes d'action et les conséquences de ces expositions. Un des outils pour y parvenir se trouve dans l'application du règlement européen REACh.
Le présent avis permet d'en faire le bilan et de dégager les voies d'amélioration dans l'intérêt des parties prenantes au premier rang desquelles se trouvent les consommateurs.

Trois séries de préconisations retiennent particulièrement l'attention du Groupe de l'UNAF.

Les préconisations 4 et 5 visent à une harmonisation des contrôles entre les Etats membres et à leur renforcement concernant les produits importés. L'enjeu est d'importance car il en va de la santé des citoyens européens, qui ne doit pas être délaissée au profit d'intérêts économiques.

La préconisation 12 concerne l'information éclairée des consommateurs sur la présence de substances dangereuses dans les produits qu'ils sont susceptibles d'acheter. Il s'agit là de relier REACh et l'affichage environnemental. Loin d'être un sujet technique réservé aux professionnels, il y a un an, l'ANSES pointait des « risques » liés à certaines substances chimiques détectées dans des couches jetables pour bébés.

Enfin, la préconisation 17 relie REACh et les perturbateurs endocriniens. Il est intéressant de souligner que les travaux du CESE convergent avec ceux de l'Assemblée nationale. Le 4 décembre dernier, le rapport d'information sur les perturbateurs endocriniens présents dans les contenants plastiques recommande de définir les perturbateurs endocriniens de façon harmonisée pour tous les secteurs d'activité à l'identique de la préconisation du CESE. Il est important que les Institutions des différents Etats membres soient nombreuses à donner corps et une portée juridique à la résolution du 18 avril 2019 du Parlement européen. Ceci est important pour que ce dernier puisse demander expressément à la Commission européenne de fournir avant juin 2020 une définition transversale des perturbateurs endocriniens.

Le Groupe de l'UNAF a voté l'avis.

Sciences et société : les conditions du dialogue

Sciences et société : les conditions du dialogue. Détail ici !

@ : cmenard unaf.fr

7

Pjm Udaf 25 : temps d'échanges entre tuteurs familiaux

mar, 01/21/2020 - 11:36

L'Udaf du Doubs met en place des temps d'échange entre tuteurs familiaux pour leur offrir l'opportunité de partager leur expérience avec celle des autres, en présence d'une médiatrice familiale diplômée d'état et d'un mandataire judiciaire du service.

Par ailleurs, pour mémoire, un site internet avec un espace dédié aux tuteurs familiaux et une documentation spécifique a également été créé : www.udaf25.fr.

Lire le communiqué de presse de l'Udaf

Flyer
Flyer

@ : ltroutet udaf25.fr

0.4

Pjm Udaf 44 : la protection juridique des majeurs au cœur du magazine de l'Udaf de Loire-Atlantique

mar, 01/21/2020 - 11:35
La protection juridique des majeurs au cœur du magazine de l'Udaf de Loire-Atlantique

Dans le dernier numéro de son magazine l'Essentiel, l'Udaf de Loire-Atlantique a choisi de poser la question « La tutelle, pourquoi et comment ? ».

L'Udaf de Loire-Atlantique a à cœur de faire connaître le rôle du mandataire judiciaire afin de lutter contre les idées reçues et éviter les méprises dont la presse se délecte facilement.

Démystifier la protection juridique des majeurs vulnérables, c'est l'objectif de ce dossier.

Après une présentation synthétique des différentes mesures et de leur degré d'autonomie, vous pourrez découvrir les propos des principaux acteurs gravitant autour d'une mesure : le juge, le tuteur familial, le mandataire judiciaire et la personne protégée.

Au sommaire de ce 157e numéro également le témoignage d'une représentante Udaf à la commission de surendettement, un retour sur la journée de rentrée consacrée en partie aux addictions et le bloc-notes des associations membres de l'Udaf de Loire-Atlantique.

Numéro à télécharger ici !

0.5

Stratégie de communication Unaf-Udaf-Uraf : l'Udaf des Bouches-du-Rhône fait peau neuve !

mar, 01/21/2020 - 11:34

En Juin 2019, notre réseau a adopté une nouvelle identité graphique et visuelle, avec changement de logo. Depuis l'acceptation par l'assemblée générale de l'Udaf des Bouches-du-Rhône, les équipes ont œuvré au changement de toute la signalétique aux couleurs de la nouvelle identité, de l'intérieur jusqu'à la façade extérieure du bâtiment.

Nous remercions chaleureusement la collaboration de tous nos membres.

13

Cérémonie des Vœux 2020 et intervention « C'est quoi être aidant d'un patient souffrant de maladie mentale ? »

mar, 01/21/2020 - 11:34

Plus de 50 personnes étaient réunies le mardi 14 janvier 2020 à l'Udaf de Côte d'Or pour une intervention intitulée « C'est quoi être aidant d'un patient souffrant de maladie mentale ? »

Le Professeur Chauvet-Gelinier, Chef de Service de Psychiatrie du Centre Hospitalier Universitaire de Dijon est intervenu pour présenter le programme PACO (Psychiatrie à Cœur Ouvert) : Partager, Accompagner, Comprendre, Ouvrir et aborder la question de l'accompagnement d'un proche souffrant de maladie mentale.

Cette intervention s'est poursuivie par la Cérémonie des vœux de l'Udaf.

Merci à tous, personnalités, bénévoles et salariés présents !

plus d'information : udaf21 udaf21.unaf.fr

21

L'Udaf de l'Indre accueille Pascale Phal, Directrice Départementale de la Banque de France

mar, 01/21/2020 - 11:33

Dans le cadre de la labellisation « Point Conseil Budget » de l'Udaf de l'Indre, l'Udaf de l'Indre a accueilli Pascale Phal, Directrice Départementale de la Banque de France. Objectif de la rencontre : faire le point sur le déploiement de ce dispositif sur le département et travailler sur l'organisation d'actions collectives au bénéfice des familles et des professionnel(le)s.

Les Points conseil budget (PCB) sont des structures d'accueil inconditionnel destinées à accompagner toute personne rencontrant des difficultés budgétaires et ayant besoin d'un accompagnement. Les objectifs des PCB sont de prévenir le surendettement et de favoriser l'éducation budgétaire.

Contact : pbiaunier udaf36.unaf.fr

36

Campagne CCAS : le CA de l'Udaf de l'Isère mobilisé

mar, 01/21/2020 - 11:32

C'est autour d'un jeu de rôle que se sont retrouvés les administrateurs de l'Udaf de l'Isère lors du CA de janvier. Leur mission : recruter les futurs délégués CCAS parmi les bénévoles de leur association. Un jeu auquel se sont volontiers prêtés les administrateurs, très parties prenantes, également repartis avec leur « ordre de mission » qu'ils ont eux-même imaginé. Merci à eux !

Visuel

+ infos : mcatrice udaf38.fr

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L'Udaf accueille une nouvelle association familiale, l'Es-Sens de Vie

mar, 01/21/2020 - 11:31

L'Udaf du Jura vient d'agréer une nouvelle association familiale, l'Es-Sens de Vie, qui est une association pour une parentalité bienveillante et une naissance respectée.

Elle offre ainsi à ses membres un soutien à la maternité, à la parentalité –et aux grands-parents-, et un accompagnement des professionnels et des enfants pour rester dans l'essence de leur vie et mieux comprendre les sens.

Site de l'association

Les membres de l'Udaf se réjouissent d'accueillir cette nouvelle association familiale jurassienne.

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Médiation familiale obligatoire : l'Udaf poursuit son partenariat avec le TGI de Cherbourg

mar, 01/21/2020 - 11:31

Débutée en septembre 2017, l'expérimentation de médiation familiale préalable obligatoire (TMPFO), processus visant à favoriser une issue plus rapide et permettre aux parents de trouver, par eux-mêmes, avec l'aide d'un(e) médiateur(trice), des solutions apaisées pour l'éducation des enfants, a fait l'objet d'un amendement dans la loi des finances 2020. Dans ce cadre, l'Udaf et l'ADSEAM restent opérateurs de la médiation familiale obligatoire (TMPFO).

En 2019, les deux associations ont traité 246 demandes. En 2018, il s'agissait de 223 demandes TMPFO dont 41 % des premiers rendez-vous ont abouti à un processus de médiation (5 rendez-vous en moyenne).

Trois médiateurs interviennent en TMFPO : Marie-Christine De Cacqueray, Christine Decarite et Patrice Maurouard.

@ : BDAPRIGNY udaf50.fr

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Ouverture d'un nouveau service à l'Udaf de la Mayenne

mar, 01/21/2020 - 11:30

L'Udaf de la Mayenne, en partenariat avec le Conseil Départemental de la Mayenne, a ouvert au 1er janvier 2020, le SAAF – service d'appui à l'accueil familial.

Le Service d'Appui à l' Accueil Familial accueille et accompagne les familles d'accueil mayennaises mais aussi les professionnels qui s'interrogent sur l'Accueil Familial, dispositif permettant à une personne adulte, âgée et/ou en situation de handicap d'être accueillie au domicile d'une famille d'accueil. Il accompagne également les futurs accueillants dans leur démarche.

Le SAAF a pour objectif de participer à la promotion et au développement de l'accueil familial en Mayenne.

@ : fdebureau udaf53.unaf.fr

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Développement associatif : l'Udaf accueille une nouvelle association

mar, 01/21/2020 - 11:29

Une nouvelle association a rejoint l'Udaf fin 2019, il s'agit de Fibromyalgie - Association au Cœur de la France.

Les principaux objectifs de cette association sont :

• Faire connaître au grand public la fibromyalgie et aider à une plus grande reconnaissance
• Aider les malades, leurs familles et leurs proches à appréhender la fibromyalgie et défendre leurs intérêts
• Collaborer avec les professionnels de santé dans le but d'apporter notre expérience de fibromyalgiques
• Participer à différentes réunions dans les Instances de la Santé en étant représentant d'usagers
• Organiser des forums, des conférences...

La Fibromyalgie :

La fibromyalgie est une affection chronique caractérisée par des douleurs diffuses persistantes souvent associées à une fatigue intense, des troubles du sommeil et un état anxio-dépressif réactionnel. C'est une maladie neuro-tendino-musculaire démontrée récemment par les imageries nucléaires cérébrales, les causes de la fibromyalgie sont de mieux en mieux connues, mais nécessitent encore des travaux de recherches pour être confirmées.

Contact :

Présidente : Mme Brigitte MAY
Mail : fibro.acf gmail.com
Site internet : www.fibromyalgieacf.jimdo.com

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Focus sur le logement intergénérationnel

mar, 01/21/2020 - 11:29

L'Udaf de Seine Maritime met en place son premier binôme dans le cadre de l'action « logement intergénérationnel » inscrite dans la COG.

Une première cohabitation a commencé lundi 6 janvier entre une jeune fille en dernière année de formation assistante sociale et une dame âgée qui l'a très bien accueillie avec les encouragements de l'entourage familial qui apprécie cette présence rassurante.

Toutes les deux pourront trouver dans leurs échanges de quoi enrichir leur expérience.

Informations complémentaires : Chantal CORNIER 02 76 51 71 44

logtinterge udaf76.fr

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La gratiféria de Noël : un succès qui se confirme

mar, 01/21/2020 - 11:28

Face à l'engouement des familles pour cette action, le Pôle Familles et Accompagnement qui regroupe des services en lien avec la protection de l'enfance (AEMO/AED, MJAGBF, AESF) et l'accompagnement social (MASP, MAJ), a de nouveau organisé une gratiféria de Noël. Jouets, livres, matériel de puériculture ont été mis à la disposition des familles suivies par le pôle.

Les ateliers maquillage, coloriage, photo souvenir, sans oublier la venue du Père Noël sont venus rythmer cette journée pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Convivialité, partage et bonne humeur étaient au rendez-vous de cet évènement qui a regroupé familles, salariés et administrateurs !

Contact : cgoncalvesdias udaf86.asso.fr

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L'Udaf réunit les Présidents d'associations

mar, 01/21/2020 - 11:27

Le 11 janvier dernier, l'Udaf de l'Yonne a réuni ses associations adhérentes pour présenter les différents projets en cours.

L'accent a été surtout mis sur la communication, les représentations ainsi que le week-end des Présidents/Directeurs des Udaf de France.

Cette réunion a permis des échanges constructifs pour les associations.

@ : mfdubeuf udaf89.fr

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