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L'UNAF est l'institution nationale chargée de promouvoir, défendre et représenter les intérêts de toutes les familles vivant sur le territoire français, quelles que soient leurs croyances ou leur appartenance politique. Elle anime le réseau des 100 Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF) et des 22 Unions Régionales des Associations Familiales (URAF), et les appuie dans leurs missions institutionnelles et de services aux familles.
Mis à jour : il y a 15 heures 22 min

L'Unaf dans les médias

mer, 10/16/2019 - 16:54

Presse nationale :

L'Argus de l'assurance – 09/10/2019 – L'Unaf citée : « Démarchage téléphonique : l'ACPR hausse le ton »

Actu Environnement – 10/10/2019 L'Unaf citée : « Hôpital : les enfants accueillis dans de meilleures conditions »

Dans les régions

La Nouvelle République 11 octobre 2019 – Udaf de l'Indre - TROUBLES DE L'APPRENTISSAGE : UNE MAISON POUR LES CORRIGER

Actu-Environnement.com 10 octobre 2019 – Unaf - HOPITAL : LES ENFANTS ACCUEILLIS DANS DE MEILLEURES CONDITIONS

La nouvellerepublique.fr 10 octobre 2019 – Udaf des Deux-Sèvres - L'UNION DES ASSOCIATIONS DES FAMILLES CONSTATE QUE LES DIFFICULTES SONT GRANDES AVEC LES COMMUNES NE PRATIQUANT PAS LE QUOTIENT FAMILIAL

Le Républicain Sud-Gironde 10 octobre 2019 – Udaf de la Gironde - UNE STRUCTURE POUR « APPORTER UNE REPONSE AUX FAMILLES »

La Charente Libre 10 octobre 2019 – Udaf de la Charente - ALZHEIMER : DES SOUVENIRS A PORTEE DE CLICS

Sud-Ouest 9 octobre 2019 – Udaf de la Charente-Maritime - « UN PREMIER CONTACT AVEC LE DROIT »

La Nouvelle République 8 octobre 2019 – Udaf des Deux-Sèvres - “ UN MANQUE D'HEBERGEMENTS ADAPTES ”

Actualité des dossiers de Politique familiale : intervention de la Présidente de l'Unaf devant les Udaf et Uraf

mer, 10/16/2019 - 16:10

La Présidente de l'Unaf, Marie-Andrée Blanc, s'est exprimée samedi 12 octobre dernier, devant l'ensemble des Présidents des Udaf et des Uraf et des Directeurs des Udaf, rassemblés pour leur journée nationale à Paris. Dans son discours, elle est revenue sur les dossiers d'actualité portés par l'Institution et sur les grands enjeux de politique familiale.

Extraits choisis
Discours de Marie-Andrée BLANC

Mmes et Messieurs les Présidents et Directeurs,
Mes chers amis,

"A Reims, en présence de la ministre Mme Dubos, Secrétaire d'Etat, j'avais balayé les principaux dossiers, nos positions, nos attentes.

L'actualité du jour, ce sont les Projets de loi de finances pour 2020 et leurs impacts sur le niveau de vie des familles.

Ils ont été, récemment, présentés par le gouvernement. Nous avons pris position au sein des caisses de sécurité sociale, et nous sommes actuellement auditionnés par les groupes parlementaires.

Pour résumer, malgré quelques bonnes nouvelles, ces projets de loi ont un goût amer pour les familles …

Côté positif, nous obtenons enfin l'introduction d'une indemnisation du congé proche aidant, après nous être battus depuis des années. Pour l'instant, l'allocation journalière n'est prévue que pour 3 mois. Nous demandons qu'elle soit alignée sur la durée du congé, qui est d'1 an.

Autre point positif : le nouveau service public de recouvrement des pensions alimentaires. Il permettra de réduire le risque d'impayés et de mieux répartir le coût lié à l'enfant, entre les parents. Mais il ne suffit pas, à lui seul, à répondre aux problèmes liés à la séparation et aux surcoûts qui en découlent. Nous avons formulé, dans un document accessible à tous, 25 propositions pour améliorer la situation des familles monoparentales. Je vous invite là aussi à les relayer.
Nous continuons à défendre les services de médiation familiale et d'espaces de rencontre. Nous avons obtenu de beaux résultats ces derniers mois, en termes de financements, mais nous savons qu'il reste des zones d'ombre. Nous maintenons la pression pour garantir la viabilité des actions menées sur le terrain, et développer de nouvelles actions, comme les groupes de soutien d'enfants de parents séparés.

Malheureusement, ce PLFSS 2020 prévoit aussi des mesures négatives, de plus grande ampleur que les mesures positives.

Il reconduit la sous-indexation des prestations familiales avec une revalorisation limitée à 0,3%, c'est-à-dire en dessous de l'inflation. Nous l'avions déjà dénoncée l'an dernier. Sur 2 ans, cela représentera 400 M€ de moins pour les familles.

Aujourd'hui, l'ensemble des Prestations Familiales sont sous condition de ressources : ce sont les familles modestes, nombreuses, monoparentales qui reçoivent le plus de prestations : elles sont donc les plus touchées par ce décrochage. Il faut y ajouter la désindexation des APL prévue pour 2020, alors que les charges de logement sont le premier poste de dépenses des familles.

L'impact sur le niveau de vie est réel. D'ailleurs le gouvernement a renoncé à désindexer les retraites inférieures à 2 000€. Cet argument vaut tout autant pour les familles ayant charge d'enfants.

C'est aussi une mauvaise mesure en termes d'emploi et de conciliation puisqu'il s'agit en grande partie, de prestations de petite enfance.

Autre mesure négative : la réduction des indemnités journalières (IJ) pour les parents de 3 enfants ou plus. Les parents de familles nombreuses bénéficient d'Indemnités maladie à un taux majoré au-delà d'1 mois. Il est prévu de réduire ce taux. Lorsque les entreprises ne compenseront pas, des familles subiront des pertes d'indemnisation. Et pourtant, il est évident que la maladie d'un parent de famille nombreuse, fragilise davantage ces foyers et les enfants. Cette disposition est tout autant choquante, qu'injuste.

Pour peser dans les débats à venir, nous vous avons envoyé, par mail, un courrier-type accompagné de nos projets d'amendements, afin que vous puissiez demander à vos parlementaires de les déposer et de les défendre. Je vous demande avec insistance d'intervenir auprès d'eux.

Au fond, ce qui frappe : c'est la distorsion entre ces mesures et les priorités affichées dans ces mêmes projets de loi, à savoir : la lutte contre la pauvreté, les familles monoparentales, le soutien à l'emploi.

A nos critiques, on objectera les milliards d'euros débloqués dans le cadre des mesures « gilets jaunes » annoncées en avril par le président de la république. Or, aucune – je dis bien aucune - de ces mesures ne tient compte des charges de famille. Comme si le fait d'avoir des enfants ne créait pas de contraintes particulières sur l'activité, les revenus, les dépenses.

Comment, dès lors, s'étonner que beaucoup de familles, plongées dans leurs réalités de vie – « n'impriment » pas toujours les annonces d'améliorations de pouvoir d'achat ? Qu'elles restent dans la défiance avec parfois le sentiment que l'Etat récupère d'une main, ce qu'il a donné de l'autre ?

Ce qui manque, c'est un projet global sur la politique familiale, alors que les indicateurs sont en rouge. La classe politique comme l'Administration, ou les cercles de réflexion, ont perdu la compréhension du sens même de la politique familiale.

Pour faire comprendre la pertinence d'une politique de compensation des charges de familles, nous organiserons le 23 janvier prochain, un colloque à l'Assemblée nationale sur la question du niveau de vie des familles. Son titre : « Avoir des enfants ça change tout ! ».
Des économistes, des universitaires, des parlementaires, mais aussi des experts issus des services des Udaf, de l'accompagnement budgétaire, de la médiation familiale, de l'AGBF, viendront débattre de cette question.

Sur ces questions du niveau de vie, notre réseau peut témoigner des difficultés des familles qui font face au surendettement, aux frais de garde, aux séparations, à la perte d'autonomie. Le public accueilli dans les services, nous aide à appréhender ces réalités et à leur apporter des réponses adaptées.

Je pense aux Points conseil budget (PCB). Les Udaf ont répondu présentes à l'appel à manifestation d'intérêt pour le label Points conseil budget publié par l'Etat au printemps, avec un accompagnement réalisé par l'Unaf dont chacun reconnait la qualité.

Les résultats sont au rendez-vous : avec 65 Points conseil budget labellisés, nous sommes le premier réseau de points conseil budget en France !
Oui félicitations à notre réseau ! Nous avons su faire la démonstration de notre expertise et de notre légitimité à porter ce dispositif innovant. L'heure est maintenant au déploiement des formations, de la communication, du suivi des familles et de l'activité. L'Unaf continuera à vous accompagner afin de transformer l'essai en 2020, avec la seconde vague d'attribution des labels PCB.

La défense du niveau de vie, c'est aussi le travail que nous menons depuis 2 ans comme association de consommateurs, avec l'INC, sur les frais d'incidents bancaires, grâce à vos remontées de terrain. Nous allons bientôt rendre publique une nouvelle enquête – la 3e du genre.

J'en viens aux réformes menées par le Gouvernement.

1. La révision des lois de bioéthique

Le projet de loi, présenté cet été, est discuté à l'Assemblée Nationale et sera adopté en première lecture dans les jours qui viennent. Il comprend, comme chacun sait, l'ouverture de la PMA.

J'ai eu l'occasion, lors de l'Assemblée générale de juin dernier, de souligner la diversité des sensibilités au sein de notre institution, notre souhait qu'elles soient toutes entendues et respectées. J'ai rappelé que l'Unaf s'est située sur le terrain de l'analyse, en déroulant les questions et les enjeux induits par les différentes possibilités d'évolutions, pour l'ensemble des familles, en mettant en perspective les politiques publiques destinées notamment aux familles monoparentales.

Depuis, nous avons rencontré la Garde des Sceaux, Mme Belloubet, pour lui relayer nos interrogations.

Suite au Conseil d'Administration de l'Unaf de septembre dernier, nous avons enrichi nos remarques sur les volets liés à la procréation et à la filiation, à la protection juridique des majeurs, et à la santé. Nous avons adressé des propositions d'amendements et des fiches argumentaires.

Dans cette dernière ligne droite, notre Conseil a souhaité que l'Unaf s'exprime publiquement, en dégageant une position qui soit largement partagée par l'ensemble des mouvements familiaux, qu'ils soient favorables ou non à l'ouverture de la PMA. Aussi, avons-nous publié un communiqué de presse alertant sur la remise en cause de l'établissement de la filiation automatique pour les mères qui accouchent.
C'est un point non négligeable du projet de loi, pourtant peu traité, et d'autant important qu'il pourrait concerner, à terme, toutes les familles. Nous avons invité les mouvements familiaux, à s'associer à cette démarche.

Les sénateurs vont, à leur tour, examiner le projet de loi. Ce sera l'occasion de rediffuser nos amendements et argumentaires.

2. La réforme des APL avec la mise en place de la « contemporanéité »

Sa mise en place est prévue en janvier et février 2020. Un courrier sera adressé par la Cnaf et la Msa aux allocataires, début novembre, pour les informer du nouveau mode de calcul de leur APL.
Elle ne sera plus calculée sur les revenus perçus deux ans auparavant, mais sur la base des douze derniers mois, avec une révision tous les 3 mois.
Cette réforme est destinée à mieux prendre en compte les ressources dans le calcul des aides. Mais nous restons inquiets au vu des économies affichées : 1,5 Milliards d'euros, ce qui laisse présager des pertes pour les familles. Quelles seront les conséquences de l'instabilité des aides sur le budget des familles, alors que le logement est une charge rigide ?

Le Gouvernement a repoussé la réforme à plusieurs reprises pour apporter des ajustements, et traiter les points de fragilité du fait des changements de statut : chômeurs, retraités, nouveaux entrants dans la vie active, jeunes. Autant de situations que nous avions soulevées. L'Unaf a participé récemment à une réunion au cabinet du ministre du logement qui a présenté des réponses.

Elles nous semblent, pour autant, encore insuffisantes. Nous avons réclamé de nouveau des simulations sur des cas-types de familles et une étude d'impact précise sur l'origine de l'économie attendue.

Nous demandons aux Udaf d'être particulièrement attentives à la mise en place de cette réforme et de nous faire remonter les difficultés éventuelles, pour que nous alertions les pouvoirs publics.

3. Le projet de RUA (revenu universel d'activité)

La réforme des APL constitue une première étape vers le RUA.

Depuis des mois, nous participons à la concertation sur ce futur dispositif censé fusionner le RSA, la prime d'activité, les APL, voire l'allocation adulte handicapé. À terme, il devrait concerner près de 9 millions de Français.

Le sujet est très technique. Derrière les avantages d'automaticité et de simplicité, il pourrait entraîner des transferts importants, et donc des pertes pour des familles.

Le gouvernement a ouvert une « consultation citoyenne » en 3 volets :

  • une plateforme en ligne a été inaugurée cette semaine, ouverte à tous, jusqu'au 20 novembre.
  • À côté de cette consultation en ligne, 6 « ateliers citoyens », rassemblant chacun une centaine de personnes, dont beaucoup de bénéficiaires des minima sociaux, vont être organisés dans 6 villes .
  • Enfin un jury représentatif de la population, composé de 15 personnes, sera constitué.

Un rapport sera rendu en janvier, et un projet de loi présenté courant 2020. Le versement des premiers RUA interviendraient en 2022 ou, au plus tard, en 2023.

Nous sommes concernés à double titre :

  • en raison des publics que nous accompagnons, souvent bénéficiaires de minima sociaux, en PJM comme en protection de l'enfance,
  • et du fait de notre représentation dans les Caf et Msa qui verseront le RUA.

Nous avons plaidé, avec d'autres, pour maintenir la spécificité des prestations logement, et pour laisser l'AAH en dehors de ce RUA, en raison de la spécificité des publics et des problématiques. Nous défendons la « familialisation » de ces aides à l'heure où beaucoup voient dans l'individualisation des droits sociaux un soi-disant facteur de progrès.
Ce n'est pas en affaiblissant les familles qu'on aidera mieux les jeunes adultes. En revanche, il faut mieux personnaliser ces aides et renforcer l'accompagnement.

Le RUA est destiné à diminuer les taux de non recours et à faciliter l'accès des publics fragiles. Au regard de la dématérialisation de la procédure, notre réseau pourrait se positionner comme intermédiaire auprès de ces publics.

Enfin, ce projet s'inscrit dans la stratégie de lutte contre la pauvreté mise en place il y a 1 an.

4. La réforme des Retraites

Avec près de 20 milliards d'euros, les droits familiaux - souvent mal connus y compris des partenaires sociaux- ainsi que les pensions de réversion, représentent un enjeu considérable.

En juillet, M. Delevoye a rendu public un document d'orientations. Début octobre, le Président de la République a tenu un grand débat à Rodez sur ce thème. Je remercie la présidente de l'Udaf de l'Aveyron, avec qui l'Unaf avait échangé en amont. Elle a pu interpeller en direct le président Macron sur les droits familiaux.

Nous avons été reçus, jeudi, par M. Delevoye, et nous l'avons alerté sur les risques importants pour les familles.

Nous sommes réellement inquiets sur plusieurs points :

  • la baisse probable et délibérée des droits des familles nombreuses, et en particulier de celles de 3 enfants, pourtant les plus impactées par les interruptions de carrière ou les temps partiels ;
  • la répartition des droits entre pères et mères qui nous semble très obscure et non exempte de risques pour les couples ;
  • Le sort réservé aux femmes ayant eu de longues périodes d'inactivité, avec la suppression de l'assurance vieillesse des parents au foyer, ce qui dégradera, de manière certaine, la situation des mères de condition modeste.

En cas de séparations, nous restons interrogatifs sur la capacité pour les Juges d'intégrer, par anticipation, l'ensemble des éléments de la retraite future dans la prestation compensatoire et ainsi supprimer ensuite tout droit à la réversion. Et tout cela dans un contexte où l'on a, pourtant déjudiciarisé le divorce…

Afin que vous puissiez participer à cette concertation citoyenne, nous vous diffuserons une note explicative sur les droits familiaux : le système actuel, ce que prévoit la réforme, et nos interrogations.

5. Le projet de loi « Grand âge et autonomie »

Annoncé pour 2020, c'est un dossier qui va aussi nous mobiliser.

Nous le serons à travers la protection juridique des majeurs. Nous entendons profiter de cette opportunité pour faire passer nos revendications de revalorisation de cette politique, et des professionnels qui la mettent en oeuvre.

A travers des rendez-vous nombreux à l'Elysée, à Matignon et auprès de chaque Cabinet, avec l'inter-fédération ou seuls, nous menons un travail intense d'influence, pour obtenir des avancées concrètes sur ce sujet.

Quel est l'enjeu pour nous ? La nécessité de faire reconnaitre les métiers de la PJM, d'améliorer le financement de ce secteur, et de créer une véritable politique publique avec la nomination d'un délégué interministériel. Soit, une politique à part entière, en lien avec les politiques de soutien aux personnes en situation de handicap, de vulnérabilité, ou de dépendance.

Pour convaincre, nous devons faire valoir nos spécificités et l'impact social de notre travail. Notre engagement massif dans l'ISTF, notre projet de médiation en situation de handicap et de dépendance avec la CNSA, notre volonté de favoriser l'expression des usagers, sont autant de signes que nous ne sommes pas seulement des gestionnaires mais aussi, à travers cette activité, des bâtisseurs de la cohésion sociale

D'autres sujets autour de la dépendance nous concernent :

  • l'obligation alimentaire et la récupération sur succession qui engagent très concrètement la solidarité familiale ;
  • la question des aidants, qui sont pour leur quasi très grande majorité familiaux ;
  • les restes à charge pour les familles.

Le prochain numéro de Réalités Familiales sera consacré au thème du grand-âge.

A côté de ces grandes réformes, nous poursuivons nos travaux en lien étroit avec les Pouvoirs publics.

C'est le cas pour la Protection de l'enfance et la parentalité.
Le gouvernement a installé un groupe d'experts autour de Boris Cyrulnik chargé de remettre des recommandations pour améliorer la prise en charge des 1 000 premiers jours de l'enfant, en incluant la grossesse.

J'ai rencontré le secrétaire d'Etat, Adrien Taquet. Nous serons associés à cette démarche. Nos travaux sont très nombreux sur le sujet. Nous porterons des propositions en matière de petite enfance, de parentalité, de santé, de protection de l'enfance.

Boris Cyrulnik s'est déjà déclaré favorable à une amélioration du congé parental qu'il juge favorable à l'enfant. L'IGAS vient aussi de reconnaître qu'il faut augmenter le niveau d'indemnisation du congé parental et propose même que l'on mène des expérimentations en se référant à la récente directive européenne sur la conciliation vie familiale – vie professionnelle. Les esprits évoluent, preuve que notre ténacité commence à payer. Nous allons déposer une proposition d'amendement au PLFSS pour mieux préparer la reconstruction du congé parental et de son indemnisation.

1

PJM : l'amendement proposé par l'Unaf sur l'article 22 du projet de loi bioéthique, a été adopté par les députés

mer, 10/16/2019 - 16:09

A l'article 22 du projet de loi bioéthique relatif à l'autorisation de la greffe de tissu germinal pour le rétablissement d'une fonction hormonale, l'amendement élaboré par l'Unaf et adressé aux députés concernant les majeurs protégés a été adopté. Par cet amendement, l'Unaf entendait préserver l'autonomie des personnes en protection juridique, en particulier sur le respect des actes strictement personnels. L'Unaf se réjouit de ce vote favorable des députés, assorti d'un avis favorable du Gouvernement sur cet amendement.

Le texte initial prévoyait que « S'agissant des majeurs protégés en matière personnelle, le consentement du mandataire dans le cadre du mandat de protection future, de la personne exerçant l'habilitation familiale ou de la personne chargée de le représenter en matière personnelle s'il s'agit d'un majeur protégé est nécessaire. »

La députée du Jura, Mme Danielle Brulebois a précisé : « L'article 22 élargit au rétablissement de la fonction hormonale les finalités de la greffe de tissu germinal prélevé et conservé dans le cadre de la préservation de la fertilité.
Toutefois, le cinquième alinéa de cet article limite la sphère d'autonomie des majeurs protégés et étend l'obligation d'obtention du consentement de leurs représentants au-delà des mesures de tutelle. Cette disposition apparaît donc en contradiction totale avec la philosophie des textes nationaux et internationaux, ainsi que des rapports publiés sur la protection juridique des majeurs.
D'autre part, le mandat de protection future et l'habilitation familiale, également cités dans cet alinéa, sont des mesures juridiques, et non judiciaires, qui ne privent pas la personne de sa capacité juridique.
Pour toutes ces raisons, l'objet du présent amendement est de rappeler que le recueil ou le prélèvement et la conservation de ses gamètes ou de ses tissus germinaux est un acte strictement personnel relevant de l'article 458 du code civil. Ce dernier énumère, de manière non limitative, les actes relevant strictement du consentement et de l'autonomie de la personne protégée, quelle que soit la mesure de protection, et pour lesquels aucune assistance ni représentation n'est possible, à l'instar des actes liés à l'autorité parentale et à l'adoption. La décision de la conservation des gamètes ou tissus germinaux relève, par analogie, de la même nature d'acte. »

Le Gouvernement a donné un avis favorable à cet amendement et la Ministre, Mme Agnès Buzyn, a rappelé : « La prise en compte de la volonté personnelle et de la sphère d'autonomie à laquelle a droit tout majeur protégé étant nécessaire, le Gouvernement est favorable à cet amendement. Ce dernier met en adéquation le code de la santé publique et le code civil sur le régime des actes strictement personnels que seul le majeur protégé peut accomplir ou décider. La conservation des gamètes ou des tissus germinaux nous paraissant relever d'un choix intime, le majeur protégé doit ainsi pouvoir exprimer seul son accord ou son refus. J'émets un avis favorable. »

2.

L'Unaf a réuni à Paris, les Présidents des Udaf et des Uraf et les Directeurs d'Udaf venus de toute la France

mer, 10/16/2019 - 16:08

Le samedi 12 octobre dernier, l'Unaf a réuni à Paris, les Présidents des Udaf et des Uraf ainsi que les Directeurs des Udaf pour leur rencontre nationale. Cette rencontre a rassemblé 220 participants.

L'ouverture de la rencontre

La Présidente de l'Unaf est intervenue à l'ouverture de la rencontre, revenant sur l'actualité de la politique familiale et les grands enjeux liés aux différentes réformes en cours. Lire en rappel, les extraits choisis de son intervention.
Puis la Directrice générale de l'Unaf, Guillemette Leneveu, a fait un point d'actualité des dossiers suivis par les services et le réseau des Udaf.

Elections municipales 2020 : Quelle place pour la politique familiale ? quels rôles pour les représentants familiaux dans les CIAS et CCAS ?

Pour coller à l'actualité, l'Unaf avait choisi d'aborder pour cette nouvelle session de travail, le thème des municipales de mars 2020 : "quelle place pour la politique familiale ? quels rôles pour les représentants familiaux dans les CIAS [1] et CCAS [2] ?

Parce que la politique locale influence la vie quotidienne de tous les habitants de notre pays, et encore plus celle des familles, la Présidente de l'Unaf a, dans son introduction au débat, rappelé l'enjeu majeur pour l'Unaf et les Udaf d'être au rendez-vous des prochaines échéances municipales. Objectif : faire connaître aux élus et futurs élus le rôle politique de l'Institution et des services couvrant l'ensemble du territoire et agir pour influencer leurs actions en faveur des familles. Elle a également rappelé le rôle essentiel des représentants familiaux siégeant dans les CCAS ou CIAS au sein desquels les familles ont une place clé.

Pour en parler et aider à la réflexion, l'Unaf a accueilli Elisabeth Laithier, co-présidente du groupe de travail Petite enfance de l'Association des Maires de France et adjointe au Maire de Nancy et Benoît Calmels, Délégué général de l'Union nationale des centres communaux d'action sociale qui se sont prêtés au jeu des questions/réponses avec la salle.

Ainsi, ils ont pu donner des pistes et des éléments de réflexion visant à aider les représentants des Udaf siégeant au sein des CCAS, à prendre toute leur place pour mener au mieux leur mandat, défendre et convaincre les Maires de mener une politique favorable aux familles.

Ils ont aussi apporté un éclairage sur le rôle, les apports et les actions que peuvent mener les représentants familiaux dans la mise en oeuvre d'une politique choisie par un Maire et sur leur légitimité à intervenir au sein des instances.

Témoignage de deux Udaf : Deux Udaf sont venues témoigner de leurs activités mises en place avec des communes, des intercommunalités et des CCAS :

  • Intervention de Swan Rey, directrice de l'Udaf des Deux-Sèvres sur l'action « Aide éducative et budgétaire »
  • Intervention de Brigitte Choquet, présidente de l'Udaf de l'Orne sur la création d'une maison des familles.

Puis, Jacques Buisson, chef de file de la délégation Unaf à la Cnaf a rappelé l'importance du partenariat entre les Caf et les mairies pour mener à bien une politique familiale sur le territoire. Les objectifs de la COG État-Cnaf ne seront tenus qu'avec une forte implication des mairies et CCAS sur les projets en direction de la famille et de la jeunesse.

Enfin, Bernard Tranchand, Vice-président de l'Unaf a présenté les outils et les offres d'accompagnement de l'Unaf et de l'Unafor à destination des Udaf dans le cadre du prochain renouvellement des représentants familiaux dans les CCAS.

Focus sur quatre dossiers d'actualité

L'après-midi du samedi était consacrée à la présentation des dossiers d'actualité

  • présentation du partenariat avec Action Logement, par M-Josée Balducchi, administratrice de l'Unaf ;
  • point sur le déploiement des Points conseil budget, par Morgane Lenain,
    administratrice de l'Unaf et Soisic Rivoalan, chargée de mission à l'Unaf ;
  • projet avec la CNSA sur la médiation en situation de dépendance, par J-Philippe Vallat, en charge de la Direction des politiques et actions familiales, et des études à l'Unaf ;
  • intervention au domicile des familles en protection de l'enfance, par Mylène Armando, administratrice de l'Unaf.

Des temps d'échanges avec la salle ont ponctué la rencontre.

La prochaine rencontre des Présidents des Udaf et Uraf et des Directeurs d'Udaf se tiendra les 28 et 29 mars 2020 à Auxerre.

[1] Centres inter communaux d'action sociale

[2] Centres communaux d'action sociale

3

Agenda Présidence et Direction : les échos

mer, 10/16/2019 - 16:04

Mardi 8 octobre 2019

Marie-Andrée Blanc s'est rendue à Louverné dans le département de la Mayenne où elle est intervenue sur invitation de l'Udaf au colloque « L'exercice des mesures de protection : une affaire de famille ».

Marie-Andrée Blanc a participé à la séance plénière du CESE avec à l'ordre du jour l'examen du projet d'avis intitulé « Responsabilité sociétale des organisations (RSO) : dynamique européenne et outils internationaux ».

Mercredi 9 octobre 2019

Marie-Andrée Blanc a été auditionnée par le député Jean-Pierre Door, orateur pour le Groupe LR sur le PLFSS 2020 en présence de plusieurs députés de ce groupe, Mme Josiane Corneloup, M. Gilles Lurton, Mme Isabelle Valentin, M. Stéphane Viry. Elle était accompagnée de Claire Ménard, Chargée des relations parlementaires.

Marie-Andrée Blanc a rencontré à l'Unaf, le Président du mouvement associatif, Philippe Jashan. Il était accompagné de Marie-Claire Martel,Trésorière.

Marie-Andrée Blanc a été auditionnée par Olivier Véran, rapporteur général de la commission des affaires sociales sur le PLFSS 2020 et plusieurs de ces collègues députés, M. Gilles Lurton, Mme Stéphanie Rist, Mme Charlotte Lecocq et M. Julien Borowczyk. Elle était accompagnée de Claire Ménard, Chargée des relations parlementaires.

Jeudi 10 octobre 2019

Marie-Andrée Blanc, Mériadec Rivière, administrateur et Guillemette Leneveu, ont rencontré Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la Réforme des retraites, accompagné de Sophie Lebret, chargée des questions Fonction publique, pour un échange autour de la réforme des retraites.

Guillemette Leneveu est intervenue en ouverture de la rencontre organisée dans les locaux de l'Unaf, par des Directeurs d'Udaf.

Marie-Andrée Blanc a rencontré Adrien Taquet, Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé. Elle était accompagnée de David Pioli, Coordonnateur du pôle « Droit de la Famille - Parentalité - Protection de l'enfance ». Participait aussi Maxime Boidin, conseiller auprès du Secrétaire d'Etat.

Vendredi 11 octobre 2019

Marie-Andrée Blanc est intervenue à une table-ronde organisée par l'Ecole nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S) sur le thème « Rupture, séparation, veuvage, comment la Protection sociale accompagne ces situations ? ». Etait aussi présente Nathalie Serruques, chargée de mission.

Guillemette Leneveu a animé la Journée des Directeurs d'Udaf qui s'est déroulée sur Paris. Marie-Andrée Blanc a ouvert la rencontre.

Samedi 12 octobre 2019

La rencontre annuelle des Présidents des Udaf et Uraf et des Directeurs des Udaf s'est déroulée toute la journée du samedi à Paris.

- Lettre d'information Unaf n° 668 du 16 octobre 2019 / ,

L'Unaf a réuni les Directeurs des Udaf

mer, 10/16/2019 - 15:50

La réunion annuelle des Directeurs d'Udaf s'est tenue le vendredi 11 octobre 2019 à Paris, veille de la rencontre des Présidents des Udaf et Uraf et Directeurs des Udaf. Cette rencontre a été ouverte par la Présidente de l'Unaf, Marie-Andrée Blanc. Guillemette Leneveu, Directrice générale de l'Unaf a animé cette journée.

Dans son intervention, Guillemette Leneveu est revenue sur l'ensemble des dossiers menés en lien avec la gestion des services des Udaf.

La première séquence introduite par Agnès Brousse, responsable du pôle « Conventions d'Objectifs, Bientraitance et évaluation des activités » était consacrée à la Réforme de l'évaluation des établissements sociaux et médico-sociaux.
Pour en parler, l'Unaf avait convié Véronique Ghadi, directrice de la qualité de l'accompagnement social et médico-social de la Haute Autorité de Santé qui, dans son intervention, a abordé les fondements et les enjeux de la réforme à venir, et le calendrier des travaux jusqu'à sa mise en œuvre début 2021. Ont aussi été évoqués le rôle, l'organisation et la méthode de travail de la HAS.

La seconde séquence, introduite par la Directrice générale de l'Unaf, Guillemette Leneveu, a porté sur l'Actualité de la protection juridique des majeurs.
Philippe Morin, coordonnateur du pôle « Protection et droits des personnes » a fait un point d'information sur les travaux menés en lien avec l'Interfédération (Unaf - Fnat - Unapei). Ont ainsi été évoqués les travaux et actions communes menées en direction des ministères sur la protection juridique des majeurs. Il a également été rappelé le travail mené sur le volet PJM du projet de loi bioéthique et les amendements proposés. Autres sujets abordés : le financement des mesures PJM et l'étude sur leur coût (en lien avec l'IGAS et la DGCS) et le plafonnement des services.

Les autres points évoqués ont concerné les procédures comptables et patrimoniales, la convention-cadre entre Udaf et établissements bancaires, les travaux sur les guides relatifs au mandat de protection future, à la réflexion éthique en PJM, et la mallette pédagogique ISTF.

L'après-midi était consacrée :

  • à la présentation des travaux autour de l'archivage et de la participation des personnes accompagnées, avec l'intervention d'Agnès Brousse, responsable du pôle « Conventions d'Objectifs, Bientraitance et évaluation des activités » ;
  • l'intervention de Jérôme Ferrandès, Directeur administratif et financier à l'Unaf, qui
    a fait un point sur l'actualité du changement de règlementation comptable applicable aux associations et a présenté un projet de visio-conférence initié par l'Unaf ;
  • l'intervention de Christian Bazetoux, Directeur de l'Udaf de l'Essonne et administrateur de Nexem, qui est intervenu sur l'évolution du cadre conventionnel des Udaf.

Enfin, la Directrice de l'Unafor, Elisabeth Luisin-Pagnod a présenté la nouvelle organisation du Certificat National de Compétence (CNC) qui s'adresse aux mandataires judiciaires à la protection des majeurs et aux délégués aux prestations familiales. Elle a également annoncé que l'Unafor organisera les 29 et 30 octobre 2020 à l'Unesco, un colloque relatif à l'application en France de la Convention internationale des droits des personnes handicapées en France. Ce colloque viendra clôturer un programme Erasmus débuté en 2018.

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Participation de la Présidente de l'Unaf à une table ronde organisée par l'Ecole nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S) !

mer, 10/16/2019 - 15:45

Au cœur des évolutions et des enjeux de la protection sociale, l'Ecole nationale supérieure de Sécurité sociale (appelée également « EN3S ») assure la production et la transmission de connaissances en appui de la transformation de la protection sociale en France et à l'international. Cette école contribue à former les dirigeants, les managers mais aussi tous les acteurs de la protection sociale.

Dans le cadre des « Grands dossiers de la protection sociale » (série de conférences organisée par l'EN3S), Marie-Andrée Blanc, Présidente de l'Unaf, a été invitée à participer à une table ronde, vendredi 11 octobre 2019, dont le thème était : « Protection sociale : quelles évolutions après le grand débat ? ».

Aux côtés de Frédéric Marinacce, Directeur général délégué de la Cnaf, chargé des politiques familiales et sociale, Jérôme Audouin, Directeur du réseau par intérim de la Cnaf, et de Sophie Lassalle, Secrétaire générale de la Fenamef, Marie-Andrée Blanc est intervenue sur le thème : « Comment accompagner les familles en situation de rupture aujourd'hui ? ».

A l'invitation de Julien Damon, sociologue et animateur de la table ronde, l'Unaf a pu mettre en exergue l'action des Udaf et des associations familiales dans le domaine : médiation familiale, espaces de rencontre pour les parents séparés, accompagnement des familles sur le plan budgétaire en cas de difficultés, mesures de protection en cas de dépendance, ou encore l'exercice de mesures judiciaires d'aide à la gestion du budget familial (MJAGBF), mesures de protection de l'enfance mais au domicile des familles.

Marie-Andrée Blanc a pu montrer la diversité de compétences dans l'action auprès des familles qui permet à l'Unaf d'avoir une vision très globale des problématiques auxquelles elles sont soumises, notamment en situation de fragilité. Parmi ces familles, beaucoup connaissent des ruptures dues à la séparation naturellement mais aussi au décès, à l'hospitalisation d'un proche, la perte d'un emploi ou d'un logement (les deux bases matérielles de la vie familiale), ou encore à la dépendance d'un parent, qui peut aussi constituer un choc économique et psychologique pour une famille.

Ces événements fragilisent tous les liens mais l'Unaf a bien montré qu'ils ne constituent pas forcément des ruptures qui, elles, peuvent être évitées en amont par un accompagnement adéquat.

Les limites actuelles des politiques publiques sont nombreuses malheureusement. Parmi celles-ci, Marie-Andrée Blanc a mis en lumière :

  • Le côté provisoire de la « monoparentalité » pour beaucoup, qui n'est pas un statut forcément durable… Derrière ce terme, les situations, les liens existants sont très variés et donc l'ampleur potentielle des ruptures aussi, ce qui n'est pas toujours pris en compte de manière fine par les politiques publiques. Il y a beaucoup de parents séparés qui ne sont pas isolés, pas en situation de rupture et qui organisent de manière très pacifiée l'exercice de leur coparentalité.
  • Les politiques publiques qui peuvent contribuer involontairement à perpétuer des situations de rupture et d'isolement par le ciblage excessif d'avantages, sur les seules familles monoparentales, qui conduit certaines à éviter une remise en couple pour les conserver,
  • Dans le domaine des procédures judiciaires, la nécessité de mieux faire appliquer les décisions de justice en matière familiale, comme en témoigne la loi de réforme de la justice du 23 mars 2019 qui a acté de nouvelles dispositions allant de la médiation familiale à la réquisition des forces de l'ordre pour les magistrats, afin d'assurer l'exécution des décisions prises en matière d'autorité parentale.
  • Dans le cas de la dépendance, on entend peu parler des familles ou uniquement à travers le rôle des aidants... Pourtant, ces situations créent des tensions, des conflits, et éventuellement des ruptures de liens familiaux. C'est un véritable angle mort des politiques publiques actuelles.
    La table ronde a été l'occasion pour les participants de mettre également en lumière les nombreuses évolutions des politiques publiques ces dernières années dans ce vaste domaine très questionné par les pouvoirs publics.

Enfin, une question originale a été posée à tous : « Si vous aviez une baguette magique quelle mesure structurelle prendriez-vous ? ».
Marie-Andrée Blanc a répondu très directement : améliorer l'aide au logement pour le parent qui n'a pas la résidence habituelle de l'enfant (en divisant l'APL - Aide personnalisée au logement, actuelle entre les deux parents séparés, en marquant un effort supplémentaire, même plus mesuré, pour l'autre parent) comme le suggérait le Haut Conseil de la Famille, dès 2014, et réaffirmé par l'Unaf dans sa plateforme pour les élections présidentielles et législatives de 2017.

Les « Grands dossiers de la protection sociale », après quatre jours de travaux très denses, ont été refermés par une intervention de Dominique Libault, Directeur de l'EN3S.

L'ensemble des lignes du plaidoyer de l'Unaf dans le domaine de la préservation des liens familiaux est déployé depuis plusieurs mois dans le cadre des travaux du Conseil de la famille du HCFEA.

L'Unaf y défend notamment la condition paternelle et l'implication des pères. Prévenir les ruptures familiales, c'est aussi ne pas oublier les pères isolés qui ont aussi besoin d'accompagnement et leur permettre d'exercer pleinement leur « droit de visite et d'hébergement » à l'égard de leurs enfants.

La question du logement est alors centrale car beaucoup de parents n'ont toujours pas les moyens matériels d'accueillir leurs enfants.

Contact : Jean-Philippe Vallat (jpvallat unaf.fr) et Nathalie Serruques (nserruques unaf.fr)

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Protection de l'enfance : l'Unaf a rencontré Adrien Taquet, Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé

mer, 10/16/2019 - 15:43

Marie-Andrée Blanc, Présidente de l'Unaf, accompagnée de David Pioli, Coordonnateur « Droit de la famille, parentalité et protection de l'enfance », a été reçue le jeudi 10 octobre dernier par Adrien Taquet, Secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé.

A cette occasion, l'Unaf a présenté ses travaux et réflexions en matière de prévention et protection de l'enfance ainsi que l'ensemble des actions menées par les Udaf susceptibles de s'inscrire dans le cadre de la stratégie centrée sur les 1000 premiers jours de l'enfant.

Adrien Taquet a insisté sur le rôle important que les associations familiales devaient jouer aux côtés de l'Etat et des départements et a dévoilé les différents axes de sa stratégie de prévention et de protection de l'enfance pour les années 2020-2022, qu'il a présentée publiquement le lundi 14 octobre à Marcq-en-Barœul.

Découvrir la stratégie ici !

@ : dpioli unaf.fr

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